‹ Les filles de marbre drame en cinq actes, mele de chant (volume 3)Chapitre 12 sur 68 · I.'; :i, I 'IjwI ,‘Jvii m’’I · texte numérisé non relu

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DioOfendr

khi oui.;»- Gorgias, l’bontnio qui rafft cbassét

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n va Tcriti* et TOUS serez forcées do fo ittitnd, ê Aies hofle^,' ” statues! " ' * ’ “

DioGÈNR, se soulevant un peu.

n y avait une fois un sculpteur nommé Pygmalion. Ce sculpteur almnit sa statue; voilà une histoire à lo^oUo ofi, eroirai,'! parce qu’elle est fausse. Il y avait une fuis un sculpteur, nommé Phidias, qui aimait trois statues...' voilà une fadsloire à laquelle on ne croja pas, parce qu'etle est vraie.

pumAS, vivement. . . •*• < • .■> i- '

Que dis-tu T

DIOGÈNE. ' ‘‘ ’t

Est-ce que je ne sais pas tout t Phidias, ne cherche pas It tromper Diogène; Phidias, les esculapes ont mal guéri ra’'iîév re ; ils to l'ont laissée dans le cœur.

pniDiAS. ’ '

Eh bien!... oui!... Laïs!, .. Aspasiel... Phrynél ■'1 mmes ou statues, je vous aime ; muâ ciseau voui^ 9 douné une -^econdevie; il vous a immortalisées. Tiens!.. . nous son-

* Phidiai, Diogin*. * *

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oies bien seuls, Diogène, tu vas les voir. {Jl tire le rideau; et \ troie elalues apparaissent éclairées par les rayons de la lune.)

! DiocèNE. se levant. *

Par Apollon !... c'est sublime !...

; pniDIAS.

Qu’elles sont belles !...vois, Diogène, elles semblent vivre, oui, elles vivent, et mon génie qui les a crées n'a rieo omis en elles...

DIOGÈ:VB.

Oui, voilé de bien belles flfles de marbre, Phidias ! voilà de belles filles de marbre 1

PUIDUS. )

Non!... elles sont femmes et je les aime!... Oui, oui, travail de mes jours, rôves sans sommeil de mes nuits ; je ne travaillerai plus, je briserai l’outil q<ti vous a fait naître ; car vous êtes mes chefs-d'œuvre et j’ai laissé mon génie endormi à jamais dans chaque pli do vos robes bianohes, dans chaque ligne de vos p&les visages... Vivez !... aimez!... appartenez-moi comme je vous appartiens ; on ne vous aura pas, on ne peut vous acheter, créations de l'artiste; non, non, on n’achèie pas le génie, on n’achète pas l'amour.

diogIee.

Tu te trompes! on achète tout dans ce monde, et ce sera encore comme ça dans deux mille ans et plus. Bonsoir, j’ai somintril. [Il s'étend sur sa natte et s'endort. Bruit de vois au dehors. Phidias lire vivement le rideau.)

SÇÈINE VII.

PHIDIAS, DIOGÈNE endormi, GOIIGIAS, ALCIBIADE, Jkones Gkxs, Gardes, Serviteurs.

cORGiAS, un rouleau de papyrus à la main.

C’est moi, Phi lias, voici qui prouve que je t'ai payé, car tu le reconnais toi-môme. La loi me rend mon bien, mes statues...; je les veux.

, I , PHIDIAS

Jamais. ' '

GORClAS.

Esclaves, saisissez cet homme ! [On saisit Phidias gui se débat.)

ramus.

A moi... à moL ••

* Di«gine, Pbidiai. •< ■ '* '

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