SCÈNE VI
Lrs Mêmes, MARCO.
HARCO entre par le fond, se retournant voyant Raphaël.** Encore ici?... Eli! bonjour, cher comte, (Elle ra à lui.)
PE FRESNES, sans se lever.
Bonjour, mon enfant. Kh! mon Dieu, vous ôtes toute pâle. Voulez-vous des bonbons ?... (Il lui en offre, Marco s'assied près de lui, mouvement de Raphaël )
DESGENAIS, fto.i à Raphaël.
Tout cela ne t’arriverait pas rue de T Abbaye, 23.
RAPHAËL, bas.
J’ai envie de tuer quelqu’un.
DESGENAIS
Tue Marco... tu rendras service à tes neveux... si tu en as...
DE FItES.NES.
Vous voulez donc rentrer à l’Opéra ?... ah 1 vous avez raison.» on vous regrette à l’orchestre... tout le monde s’étonne... vous rentrerez, c’est dit, c’est gentil de ma part, convenez-en, car en vérité... (presque à voix basse) je serai ridicule si je vous protège.
■ARCO
Vous?
DE FRESNES
N’aimez-vous pas monsieur Raphaël?
HARCO.
Vous êtes insensé...
DE FRESNES
Vous l’avez aimé du moins?
* D"! Fresnes, Rapliaël, Desgenais.
'* De Fresnes, Marco, Rapliaël, Dpsgeiiaia.
58 LES FILLES ÜE iMAllBUE.
MARCO
Non.
DE PRESSES, d’une rotar haute et en riant.
V^ous n’avw pas aimé monsieur Raphaël ? (Raphaël écoute.)
' MARCO, bas.
Ah! TOUS me défiez?... Eh bien... {A voix haute) non.
RAPHAËL , avec un mouvement.
Ah ! c'est trop fort! ,
DRSGF.SAis, à Raphaël tremblant.
Viens nous promener dans le bois de Boulogne... Je te raconterai le Chat botté... c’est très intéressantl...
DR FRESNES, bos A Marco souriant.
Petite ingrate !... Ah çè, vous me prenez donc pour un sot?...
Je n’ignore que ce que je veux bien ignorer ; mais ne parlons plus .. de cela. Vous tous ennuyez, n’est-il pas vrai ?
MARCO
Oui.
DE FRESRES.
Si par hasard ma voiture stationnait à quelques pas d’ici sut tes cinq heures, viendriez-vous?
MARCO
A cinq heures? (Rires au fond.)
DE FRESNES
Ahl... oui, au fait!... Pardon vous avez du monde 1.. (Il lor^ gne au fond.) Qu’est-ce que c’est que ces gens-lè?
MARCO
Oh r on ne sait pas.
DE FRESNES
N’esl-ce pas mademoiselle Fœdora qui est là-bas?
MARCO
Oui.
DE FRESNES, avec la plus parfaite indifférence.
Tiens, je la croyais morte. Eb bien! enfin, ù huit heures, serez-vous libre?
MARCO
Attendez, vous le verrez bien.
DE FRESNES, se levant.
Adieu, chère petite ; du calme et vous retrouverez vos belles couleurs. Cette p&leur-lh ne sait ce qu’elle dit. Adieu, et n’oubliez jamais que je suis de vos anais. [Il lui serre la main, sofuant.) Messieurs!.. .* (Desgenais salue. )
Marco, de Fresoes, Deagenais, Raphrël.
ACTIi IV.
RAPHAËL, bas n Desgenaiê, Oh! je ne puis le laisser parlir ainsi.
DESaCNAlS.
Alors invite-le h dîner.
RAPHAËL, avec humeur.
Oh!
DESCRIfAIS.
C’est le seul moyen de te tirer de 1^.
DE FRESNES, à Marco qui la reconduit.
)1 est très-bien, ce jeune hcmmo. (Il salue de nouveau et s r par la gauche; la porte du second saUm au fond se referme.)