‹ Les filles de marbre drame en cinq actes, mele de chant (volume 3)Chapitre 58 sur 68 · JULIETTE · texte numérisé non relu

JULIETTE

Tiens, est-il malhonnête!

FOEDOHA.

Juliette, fais donc polker Alauléon, il m’ennuie.

MAULSON.

Mais vous n’avez donc pas de (‘wur ?

AC'i’K IV.

JUUAN.

Üh I si, elle en a un , il ebl là, à gaiu lio. (0/r rit.)

JOSÉPiiA, qui a /iiu de poser la couronne de Mareo Alors!... comme ça, c’eat fini!...

MARCO

Oui.

JOLIBTTB

QuoiT qu’est-cü qui est fini?

f RAHaS.

Le roman de Marco et de Raphaël.

niLiAN, prenant le milieu. '

Bah ! c’est donc ça qu’on nu le voit pas?

' JOSBPHA. ' '

amel puisqu’il est parti!

JULIAN. '

C’est lui qui a rompu ?

MARCO

Non; c’est moi.

JULIAH.

En êtes-vous bien sûre, Marco ?

MARCO

Cette question ! '

JULIAN. (Foedora quitte le piano. Tous écoutent.)

AhI c’est que je sais une histoire. Vous sou vonei- vous de cette charmante enfant que nous avons ruucoulrue une lois à

Madrid?

MARCO

Oui.

JOSBPUA.

Qui demandait la charité

JULIAN

C’est cela môme.

MARCO

Eh bien?

miAN.

Eh bien î la mère de Raphaël l’a adoptée. Je suis allé une fois h son atelier depuis qu’il est ici, et j’y ai vu Mario 1

MARCO

Marie... ah 1 elle se nomme Marie I

JULIAN

Elle est plus jolie que jamais. Je l’ai fait causer, et il paraît... [riant) qu’elle aime beaucoup la sculpture.

1 MARCO

^ AhI

joLun.

( Elle m’a parlé de Raphaël avec un enthousiasme ; c’est plus que de l’amour, c’est de radmiralion ; cette pauvre petite !... ’ elle était si touchante, si naïve ; ses beaux yeux avaient tant de larmes en me parlant de l’ingrat, que, ma foi, iça ni’e ému, moi 1 Je lui ai dit que Raphaël l’aimait, et n’aimait qu’elle.

JOSéPHA.

Ah l par exemple I

JULIAN

Eh bieni mais je crois qu’il tiendra mes promesses.

POBDORA.

F.hl ma foi, ça eu a assez l’air.

FRANCIS

Le fait est que ce brusque départ..

JULIBTTB.

Cet amour si vite envolé!...

JOSÉPHA

Aht Raphaël aime Marie!...

JULIAN, riant.

Tiens!... Josépha qui a compris!...

FOEDORA, à Marc 0 .

Mais alors tu es jouée, Marco î

JULIAN, riant.

Marco est immolée, sacrifiée !

FRANCIS, riant

Pauvre Marco !

TOUS, d’un Ion kmentabk .

Pauvre Marcel...

MARCO, se levant.

Vous êtes tous des imbéciles !. .. [Rire général.)

JULUN, riant.

Dix louis que Marco réaime Raphaël.

HAOLËOil.

Je les tiens.

louvriB

Je parie pour Julian.

ACrE IV.

VftAKCiS.

Dix louis que Raphaël n’aime plus Marco.

MARCO, ritxnt.

Je les tiens. (Rire général).

JDLiAN, riant.

C’est imprudent. Marco; croyoz-moi, passez la main.

MARCO, froidement.

Vingt looisl... trente louis!...

FRANCIS, riant.

Banquo. (Rire général, brouhaha, ils remontent en tumulte.)

FRANCIS, au fond, du même ton lamentable.

Pauvre Marco!

Toi's, de mime.

Pauvre Marco 1 ( roua, moins Josépha^ sortent par le fond pêiemile et riant aux éclats.)

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