JULIETTE
Tiens, est-il malhonnête!
FOEDOHA.
Juliette, fais donc polker Alauléon, il m’ennuie.
MAULSON.
Mais vous n’avez donc pas de (‘wur ?
AC'i’K IV.
JUUAN.
Üh I si, elle en a un , il ebl là, à gaiu lio. (0/r rit.)
JOSÉPiiA, qui a /iiu de poser la couronne de Mareo Alors!... comme ça, c’eat fini!...
MARCO
Oui.
JOLIBTTB
QuoiT qu’est-cü qui est fini?
f RAHaS.
Le roman de Marco et de Raphaël.
niLiAN, prenant le milieu. '
Bah ! c’est donc ça qu’on nu le voit pas?
' JOSBPHA. ' '
amel puisqu’il est parti!
JULIAN. '
C’est lui qui a rompu ?
MARCO
Non; c’est moi.
JULIAH.
En êtes-vous bien sûre, Marco ?
MARCO
Cette question ! '
JULIAN. (Foedora quitte le piano. Tous écoutent.)
AhI c’est que je sais une histoire. Vous sou vonei- vous de cette charmante enfant que nous avons ruucoulrue une lois à
Madrid?
MARCO
Oui.
JOSBPUA.
Qui demandait la charité
JULIAN
C’est cela môme.
MARCO
Eh bien?
miAN.
Eh bien î la mère de Raphaël l’a adoptée. Je suis allé une fois h son atelier depuis qu’il est ici, et j’y ai vu Mario 1
MARCO
Marie... ah 1 elle se nomme Marie I
JULIAN
Elle est plus jolie que jamais. Je l’ai fait causer, et il paraît... [riant) qu’elle aime beaucoup la sculpture.
1 MARCO
^ AhI
joLun.
( Elle m’a parlé de Raphaël avec un enthousiasme ; c’est plus que de l’amour, c’est de radmiralion ; cette pauvre petite !... ’ elle était si touchante, si naïve ; ses beaux yeux avaient tant de larmes en me parlant de l’ingrat, que, ma foi, iça ni’e ému, moi 1 Je lui ai dit que Raphaël l’aimait, et n’aimait qu’elle.
JOSéPHA.
Ah l par exemple I
JULIAN
Eh bieni mais je crois qu’il tiendra mes promesses.
POBDORA.
F.hl ma foi, ça eu a assez l’air.
FRANCIS
Le fait est que ce brusque départ..
JULIBTTB.
Cet amour si vite envolé!...
JOSÉPHA
Aht Raphaël aime Marie!...
JULIAN, riant.
Tiens!... Josépha qui a compris!...
FOEDORA, à Marc 0 .
Mais alors tu es jouée, Marco î
JULIAN, riant.
Marco est immolée, sacrifiée !
FRANCIS, riant
Pauvre Marco !
TOUS, d’un Ion kmentabk .
Pauvre Marcel...
MARCO, se levant.
Vous êtes tous des imbéciles !. .. [Rire général.)
JULUN, riant.
Dix louis que Marco réaime Raphaël.
HAOLËOil.
Je les tiens.
louvriB
Je parie pour Julian.
ACrE IV.
VftAKCiS.
Dix louis que Raphaël n’aime plus Marco.
MARCO, ritxnt.
Je les tiens. (Rire général).
JDLiAN, riant.
C’est imprudent. Marco; croyoz-moi, passez la main.
MARCO, froidement.
Vingt looisl... trente louis!...
FRANCIS, riant.
Banquo. (Rire général, brouhaha, ils remontent en tumulte.)
FRANCIS, au fond, du même ton lamentable.
Pauvre Marco!
Toi's, de mime.
Pauvre Marco 1 ( roua, moins Josépha^ sortent par le fond pêiemile et riant aux éclats.)