‹ Les filles de marbre drame en cinq actes, mele de chant (volume 3)Chapitre 59 sur 68 · SCENE X · texte numérisé non relu

SCENE X

MARCO, JOSÉPHA, puis RAPHAËL.

JOSÉPHA, à Marco pensive. *

Vois-tu, tout ça c’est des bêtises; mais lu as eu tort ^eromipe avec Raphaël, car il était le plus gentil de tous...

MARCO. (T un ton singulier.**

Oh ! ce n’est pas fini, (à elle mime) et nous Terrons %ien qui l’emportera ne llarco ou de mademoiselle Marie 1 cette touchante enfant qui a fait pleurer monsieur lùlian. (jdvee une colère froide.) Oh ! ces filles ' ... je les déteste !... comme elles me détestent elles- mômes sans doute. Je hais ces reproches en bennets, ces remords en robes d’indienne.

JOSBPBA.

Comme tu es émue ! qu’as-tu donc?

suaco.

J’ai... (.Apercevant Raphaël dans la glace qui est près d’elle, à part.) C’est lui!... (Avec joie.) 11 est revenu!... (Changeant de ton.) J’ai... que je le regrelio, Joséphal J’tfi... que je l'aimoj est -ce que tu ne l’as pas deviné? (Raphaël descend lenUaient.) rosÉPHA, étonnée.

Si!... si!. ..en effet. (A part.) Mafo4 non»

* Maieo, Joiépha.

** Josépba, Marco.

Marco, Josépha.

LES FILLES DE MÀRBliE.

MARCO, feignant la iurprise en avercetanl Bavhaél.

Raphaël!

JOSépUA.

Mais oui... Ah! à la bonne heure 1 [Lui prenant la main.) Je suis bien contente ! [A part en sortant.) Je vais dire à Francis qu’il a perdu. [Elle sort.)

MARCO, avec un sourire tendant la main à Raphaël. *

Merci d’être revenu ! merci de n’avoir pas pris toutes mes folies au sérieux ; c’est bien ! et je t’aime plus que jamais. [Raphaël ne répond pas.)

MARCO, voulant l’ailirer près d'elle.

Tu m’en veux encore?... Ohl m.iis je sais me faite patdrKiner. [Elle lui jette les bras autour du cou et l’embrasse Ruphorl la regarde fixement. Un peu troublée.) Mais qu’ap-tn d«e r?.,. comme tu me regarde? ! Ah ! vous me faite? peur! (Raphnëtva décrocher un portrait et en retire le c-rcle ) Que faites-vous?

RAPHAËL, avec un calme terrible.

Je reprends mon portrait. Marco... mais je vous laisse les diamants. (/I les pose sur la cheminée.)

MARCO

Raphaël !

RAPHAËL

Marco ! veux-tu que je te dise pourquoi il y a eu pendant une minute de l’amour sur tes lèvres et dans tes yeux? F.h bien! c’est parce que tu as appris qu’en m’aimant, tu pouvais briser un cœur, faire couler des larmes... Ce qui te guidait, ce n’était pas le bonheur de Raphaël, mais le désespoir de Marie. [Mouvement de Marco. Raphaël lui montrant la porte de droite.) Je n’ai pas bougé de là, Mar o ! Adieu... je pars... mais avant... donnez-moi votre couronne, Marco.

MARCO

Ma couronne !

RAPHAËL

Je la veux!... (H Rapproche.)

MARCO, se reculant.

Etes- vous fou?

RAPHAËL

Otez ! ôtez cela. Marco!.. . les roses blanches !... ce n’est que pour le front des anges, ou le cercueil des vierges 1 (// lui arrache la couronne et la jette à terre. )

MARCO, avec rage.

Monsieur !... [La porte du fond s’ouvre, et tous avancent la tête. )

* Marco Raphaël.

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