‹ Les filles de marbre drame en cinq actes, mele de chant (volume 4)Chapitre 19 sur 61 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

DBSGBNAIS.

Ma foi, ouil... je fais du genre à l’heure; tout Paris est au bois aujourd’hui, des carrosses superbes; des femmes charmantes, des hommes irès-bien, des jokoys diaphanes, et le soleil d’avril sur tout ^a... quel ariiclo !... le premier rayon de l’année!... J’ai trois colonnes au moins. •

JOSÉPHA. *

Nous parlions de rous tout l’heure. '

DKSOEHAIS.

Vraiment?

JOSBPIIA.

Dites donc, Desgenais, tous savez que je vous aime toujours.

DBSGEHAIS.

Pardon ; est-ce moi que vous aimez ou mon journal?

JOSÉPHA

C'est bête, ce que vous dites là, Desgenais ; jusqu'à présent je vous avais cru de l’esprit.

DESGENAIS

Ça ne m’étonne pas, j’y ai été trompé moi-môme; mais c'est égal, je ne rous oublierai pas dans mon feuilleton de lundi... MadeinoUelle JoEcpha, une artiste de talent qui a un million dans le gosier et quatre dans les yeux, ce qui (ail qu’elle sourit plus Eouveut qu’elle ne chante !

JOSEPllA.

Eh bien, avisez-vous do dire ça. {On rit. )

DESGENAIS

C’est déjà envoyé à l’imprimerie.

UARCO.

Quel fou que ce Desgenais l

JOSÉPHA

, Dis'qu’il est méchant !

DESGENAIS

Je le crois bien que je suis méchant, et je m’en (laite ; la méchanceté, c’est ce qui distingue l’homme de la brute.

JOSÉPUA.

Pourtant...

DFSCENAIS.

Tout le monde est méchant, les bons eux-mêmes, puisqu’en faisant le bien, ils contrai ieni ceux qui ne le font pas. (O» rit.) A votre santé, messieurs.

jiLiAN, levant son verre.

Aux belles infidèles!

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