‹ Les filles de marbre; drame en cinq actes, mêlé de chantChapitre 100 sur 167 · ACTE · texte numérisé non relu

ACTE

notre demoiselle, mais sa mère ne Faime pas autant que sa sœur , elle ne Tombraose pas autant que sa sœur^ et c'est ça qui la rend malheureuse. Comprends-tu?

GUILLAUME

Ma foi, non. Moi, ma mère ne m'aimait pas, et ça ne me faisait rien du tout; je n'en perdais pas un coup de dent. Des caresses? A quoi que ça sert, quand on a sa suffisance pour le reste? Ainsi, on embrassait toujours mon frère, el moi on ne m'embrassait jamais , (riant niaisemem) ça ne me faisait rien non plus. Ah! si on lui avait donné plus de soupe qu'à moi, à la bonne heure ! ça m'aurait affecté. Quand on emmenait mon frère promener et qu'on m'enfermait tout seul à la maison, je ne me chagrinais pas, moi, je volais du raisiné!... Alors, je ne vois pas pourquoi votre demoiselle...

JUSTIN

Notre demoiselle est une jeunesse douce, sensible, et toi...

GUILLAUME

Et moi?

JUSTIN

Toi, t'es une grosse bûche. Voilà la différence, (lp poussant.) Là, va-t'en> maintenant, je ferai la commission, (lui serraui la maiu.) Je suis bien aise de t'avoir vu, du reste.

GUILLAUME

Eh bien! au revoir, (ll soil par le fond, a droite.) JUSTIN.

Tu n'es pas un fils de roi non plus, toi, va î (ii place sous u

serviette de madame FoMenay ie conte de Cendrillon. Marie parait, arrivât)» de la, drpilc.;

Page 1