SCÈNE VII BLANCHE, GEORGE, MADAME FONTENAY
GEORGE, allant au-devant de Blancbe et saluant.
Mademoiselle !
BLANCHE, jouant 1 élonnenicnt.
Monsieur de Spare est arrive! je ne le savais pas...
MADAME FONTENAY
Bien vrai?
BLANCHE, embarrassée.
Mais.... (atcc franchise^ en courant à sa mère.) " Si, Va, je le Savais, et je suis venue de moi-même, parce que j'étais impalientée que tu ne me fisses pas venir.
MADAME FONTEÎSAY, souriant.
J'aime mieux cela.
GEORGE
Et moi aussi.
BLANCHE
Je ne sais pas mentir. Et vous, monsieur George?
GEORGE, rianl.
Moi, je ne mens jamais... qu'à la dernière extrémité.
BLANCHE
C'est joli l
GEORGE, de nsême.
Que voulez-vous ? il y a des cas où Ton est Lien obligé de mentir. Ainsi, par exemple, monsieur le comte m'a chargé de vous embrasser pour lui... or, comme je n oserai pas m'acquitter de cette commission et que je ne voudrais point cependant contrarier mon père, en lui disant que je ne l'ai point faite, il faudra bien que je mente.
MADAME FONTENAY, riant.
Tenez- vous bien à dire la vérité ?
GEORGE
Oh! oui, madame.
MADAME rONTENAY.
Eh bien! monsieur, faites votre commission, je vous le permets.
GEORGE, baisant le front de Blanche.
Pardon, mademoiselle, mais c'est un cas de conscience.
BLANCHE
Mais j'y songe, maman, j'ai interrompu votre conversation, je suis de trop, peut-être?
GEORGE
Non pas, nous parUons notaire...
' George, Madame Fontenay, Blanche.