‹ Les filles de marbre; drame en cinq actes, mêlé de chantChapitre 124 sur 167 · ACTE · texte numérisé non relu

ACTE

GEORGE

Pourquoi?

MARIANNE

Ah ! monsieur^ c'est peut-être une bêtise, un conte de vieille femme, mais voyez-vous? j'avais eu bien du chagrin aux jours de jadis... Mon mari était mort au moment où j'allais devenir mère, j'avais poussé bien des sanglots avant de donner le sein à ma petite Marie, et en la voyant pleurer si souvent, je me dis quelquefois,- comme ça, que c'est peutêtre pas du lait, mais des larmes qu'elle a bues.

GEORGE

Bonne Marianne!

MARIANNE

Je VOUS ennuie-t-il, monsieur? Voulez-vous que je m'en aille?

GEORGE

Non, non, Marianne, restez!... J'ai du plaisir à causer avec vous!

MARIANNE

Ah! je voudrais bien la voir alerle et gaie comme sa sœur, comme mademoiselle Blanche.

GEORGE

Eh bien, soyez tranquille Marianne, sa gaieté lui reviendra au milieu de nous.

MARIANNE

Oui, quand vous serez son beau-frère, vous lui rendrez la vie bien douce, n'est-ce pas, à Marie? Voyez-vous, cette ciifant-là a besoin d'être aimée, monsieur George.

GEORGE

Eh bien^ Marianne, je vous le jure, je l'aime déjà autant que sa sœur.

MARIANNE

Merci, merci, monsieur George... Vous me rendez bien conteiile!... Oui, j'ai bon espoir... car tenez... (en con(iJer.cc) depuis huit jours, seulement depuis la fête de madame, elle n'est déjà plus reconnaissable.

es CEN'DRILLON

GEORGE

Vraiment !

MARIANNE

Oh! oui,, et savez-vous à quoi cela tient?

GEORGE

Peut-être!...

MARIANNE

Ah ! vous aussi, vous Tavez remarqué... Eh bien! oui, ça vient de ce que madame Fontenay, de ce que sa mère...

GEORGEj voyant entrer 3Iaiie.

Oui, oui, je sais... mais chut! voici Marie!

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