‹ Les filles de marbre; drame en cinq actes, mêlé de chantChapitre 131 sur 167 · ACTE III 7ft · texte numérisé non relu

ACTE III 7ft

MADAME FONTENAY

Quelle est cette cravache que tu as là?

MARIE

C'est celle que j'ai toujours, maman.

MADAME FONTENAY

Mais, elle est affreuse!... Tu demanderas la mienne à Justin.

MARIE, joyeiis.^.

Tu me la prêtes?

MADAME FONTENAY

Je te la donne.

MARIE

Oh ! merci ! (Elie baise les mains de sa mèie.)

MADAME FONTENAY, Icujouri emb.irrassée.

Dis-moi j Maile !... Tu vas être un peu étonnée saus doute de la question que je vais t'adresser ainsi tout à coup...

MARIE

Moi, maman?

MADAME FONTENAY, s'efforçinl de rire.

Tu vas trouver que Ton agit un peu... cavalièrement. (Riant.) Le costume que tu portes en ce moment, rendra peutêtre moins sévère mademoiselle Marie Fonlenay.

MARIE, Iroublé', mai» souriant.

Je ne te comprends pas du tout, maman,

MADAME FONTENAY

En tout cas, il ne faudrait pqs m'en vouloir... On m'a mis... (riant) le couteau sur la gorge, et comme, après tout ta décision doit être respectée...

MARIE

Mon Dieu, maman 1 tu me fais peur!

MADAME FONTENAY

Enfant 1... (Elle l'embras^e.)

MARIE, avec joie.

Ah ! me voilà rassurée !

MADAME FONTENAY

Marie, tu n'as pas encore pensé à te marier?

80 CEMjKILLOiN

MARI t.

Noiij niaman... jamais.

MADAME FONTENAY

Et... s'il se présentait pour toi un parti avantageux?

MARIE

Ah! voilà ma peur qui me reprend!

MADAME FOKTENA'ï, caimc.

Voyons, ne faisons pas d'enfantillages, et écoute-moi... tu auras toujours, je le répète, la latitude de refuser.

MARIE

Oui, mais en me disant cela, ton regard n'est déjà plus le même.

MADAME FOÏNTENAY.

Ah ça ! es-tu folle? et veux-tu me laisser parler?

MARIE, tremblante.

Oui, maman.

MADAME FONTENAY

Je te le répète : s'il se présentait pour toi un parti avantageux, le refuserais-tu?

MARIE

Mais, maman, pourquoi m'éloigner de loi?

MADAME FO^TE^AY

Qui te parle de cela?

MARIE, l entourant de ses bras.

Je ne veux pas te quitter.

MADAME FONTEKAY.

Mais un jour ou l'autre, il le faudra bien. Vois ta sœur, elle se marie...

MARIE

Oh ! c'est bien diflércnt ! Elle aime quelqu'un, et je n'aime que toi.

MADAME FGKTENAY, un piu plus sècUenieut.

Ce sont des mots, ton mari ne te défendrait pas de m'aimer.

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