ACTE m
je vous le répète^, je viens vouh; bupplier de nie la donner pour femme...
MADAME FONT EN A Y, avec douceur.
Antoine^ votre demande ne me déplaît pas^ au contraire... Vous êtes un honnête homme...
ANTOINE
Oh ça !... Un peu regardant peut-être sur l'argent... mais, pour Marie, je ne serai pas économe...
MADAME FONTENAY
Vous êtCG jeune encore...
ANTOINE
J'ai eu tientc-huit ans aux châtaigne.-, ma tante.
MADAME FONTENAY
Vous êtes bien un peu...
ANTOINE
J'entends... Un peu taillé à coups de serpe, n'est-ce pas? mais ma femme achèvera de me dégrossir, ma tante.
Enfm, je vous avoue que je verrais avec plaisir une union qui mettrait, comme vous le disiez tout à l'heure, un terme à nos différenls.
ANTOINE
C'est clair... Et dame! l'argent, comme on dit, ne sortirait pas de la famille.
MADAME FONTENAY
Mais encore, faut-il que Marie consente...
ANTOINE
Oh ! elle consentira si vous voulez !
MADAME FONTENAY
Je veux bien parler pour vous, et demain...
ANTOINE
Oh ! ma tante, si vous vouliez tout de suite, pendant que j'ai encore mon courage... et que je suis habillé...
MADAME FONTENAY, riaut.
Ah! monsieur Antoine 1... (eiIc sonne.) Vous êtes pressant...
78 CENDRTLLOX
ANTOINE
Non, ma tante^ je suis pressé.
MADAME FONT EN A Y, à un doui.-stiqie.
Priez mademoiselle Marie de venir me parler,
ANTOIN'Ï.
Oii ! merci... merci, ma tante!...
Éloignez -vous un instant,
ANTOINE
Je vais faire un tour de parc.
MADAME FOÎSTENAY.
Je vous rappellerai tout àl''beure,
ANTOINE
Soyez éloquente, ma tante ! Et, dites donc, tâchez qae la petite cousine ne trace pas de croix dans les cendres... Elle
vient ! je me sauve... (ll disparaît dans lefond. Marie enlrc.)
scÈ^E VIII
MADAME FONTENAY, MARIE, A?sTOlNE, au fond.
Marie est en costume d amazone.
MARIE
Tu me deoiandes, maman ?,
MADAME FONTENAY
Oui.
MARIE
Me voilî.
MADAME FONTENAY, assez erabairassee à son lour.
Écoute!... Voyons comme tu es habillée.
MARIE, se retournant.
Tiens, maman.
MADAME FONTE N A Y
Mais, tu as mis ton chapeau de travers !
MARIE, jojriuse.
Rarrange-le-moi.