‹ Les filles de marbre; drame en cinq actes, mêlé de chantChapitre 148 sur 167 · SCÈNE V MADAME FONTENAY, GEORGE · texte numérisé non relu

SCÈNE V MADAME FONTENAY, GEORGE

MADAME FONTENAY, après un moment de si'ence, avec clîort .

Monsieur le vicomte, le m.oment est venu, pour moi, de \ous faire confidence entière d'un changement de fortune, que j'ai tenu secret jusqu'ici pour tout le monde, comme vous le voyez... (eiie montre sa toiUtie) puisquc je vais au bal! Et cela, parce que je voulais être bien sûre que le malheur qui vient de m'atteindrc était sans remède...

GEORGE

Vous m'efl'rayez, madame !

MADAME FONTENAY

Eh bien! toute illusion serait inutile à cette heure... Les craintes que Ton me manifestait, et que, par malheur, je ne partageais pas, se sont complètement réalijces... Et comme, à cette heure, je ne puis plus donner que cent mille francs, au lieu de trois cent mille, à chacune de mes filles... je viens à vous, monsieur George, pour vous rendre votre parole...

GEORGE, avec élonnement.

Madame, excusez-moi, mais la surprise... Cette nouvelle ^i inattendue, et que vous m'apprenez ainsi tout à coup...

MADAME FONTENAY, avec joie.

Vous ne saviez rien, monsieur Geoige?...

GEORGE

Non, madame, je vous le jure.

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