‹ Les filles de marbre; drame en cinq actes, mêlé de chantChapitre 150 sur 167 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

CLAUDE, MADAME FONTEiNAY, puis MARIANNE.

MADAME FO.NTENAY, torabant sur le canapé.

Oh ! j'étais à bout de forces !

CLAUDE

Mon Dieu, madame!... comme vous êtes pâle î... Qu'y a-t-il?

MADAME FONTENAY

11 y a... il y a que le malheur est entré dans cette maison!... (Avec uue voix fiévreuse.) MoHsieur de Sparc souge à se dégager... il s'en est défendu, du moius il a voulu s'en défendre... Il m'a dit... Ah ! j.^ ne sais plus ce qu'il m'a dit... (Eik s.iève.) Je n'y ai rien cooipiis, cet homme-là me fait perJre la tètel... * Enfin, il ne veut plus épouser Blanche, ceci est bien clair pour moi... Et Blanche qui ne vit plus que pour lui!... Oh ! je m'en suis bien apeiçue, allez, j'en ai bion souffert déjà... Enfin, elle l'aime, elle l'adore !... et si elle ne Tépousait pas !... Oh ! je ne veux même pas penser à cela !... (Très-^giiée.) un : cts iiommes I... pour une poignée d'ur à ajouter à tout l'or qu'ils possèdent déjà... car, en dépit de toutes ces belles phi ases, il est bien aisé de deviner... n'est-ce pas l'histoire éternelle?... (Avec ré-oiutioa.) Eh bien, il les aura tes... combien?... ses trois cent mille francs?... li les aura, après tout, je puis les lui donner.

CLAUDE

Mais, madame, c'est tout ce qu'il vous reste. Comment ferez-vous pour...

MADAME FONTEISAY,

Mais ce château?...

" Aiadame Fontenay, Claude.

CLAUDF.

Vous n'en trouverez pas le quart de ce qu'il vaut, et d'ailleurs, n'avez-vous pas juié à monsieur Fontenay de...

MADAME FONTENAY

Oui, VOUS avez raison... Et bien, je vendrai mes diamants pour vivre...

CLAUDE

Mais... et Marie?

MADAME FOMENAY.

Ah! oui... Marie... (au comble de l'agitation.) Mais, alors, qu'est-ce que vous voulez que je fasse?

MARIANNE, eDlrani du fond. *

Oh ! madame, vous ne savez pas ce qui arrive? monsieur Antoine...

MADAMF FONTENAY, à part, frappée d'une idée.

Antoine !

CLAUDE

A cette heure?-..

MARIANNE

Il vient de laRochepot, où il s'est attardé; et comme il a encore loin, et qu'il dit comme ça que les chemins ne sont pas sûrs, il demande si madame veut bien lui accorder l'hospitalité pour cette nuit.

MADAME FONTENAY, qui réiléchissait.

Oui, oui, c'est cela... (a Mariannn.) Amencz monsieur Antoine ici... (a Claude.) Vous le rccevrez... (a Marianne.) Où est Marie?

Dans votre chambre, madame, avec sa sœur.

MADAME FONTENAY

C'est bien !... (Marianne sort par 1p fond.)

MADAME FONTENAY, à pail.

Elle seule peut nous sauver... (eiic va sonir.)

CLAUDE, iuquiet, se plaçant sur son passage.

Madame, je crois avoir deviné votre pensée... Vou> voulez?...

* Madame Fontenay, MarianiiP. Clau-le.

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