ACTE V
MADAME FOME.NAY.
Mais...
BLAÎSCHE.
Je sais bien pourquoi tu me dis cela, ma pauvre chérie; c'est pour que je le regrette moins, mais je ne te crois pas. Il ne m'aime plus... parce qu'il ne m'aime plus, voilà tout; ou bien... parce qu'il en aime une autre! (Trèi-agiiëe.) Oui, c'est cela, il en aime une autre'... il le l'a dit peut-être?...
MADAME FOISTEÎSAY, viveineul.
Non, il ne me l'a pas dit, je te le jure!
BLANCHE, se calmani.
OÙ est donc Marie?
MADAME FOMENA Y.
Chez elle.
BLA>CH E
Ah! oui; au fait, il est de bonne heure... Mais, dis donc, au lait, mère, tu ne t*es pas couchée?... et Marianne non plus?
MADAME FONTENAY
Non, Marianne non plus, et, si tu le voulais,, elle pourrait aller prendre un peu de repos.
BLANCHE
Mais je le veux bien.
MADAME FONTEISAY.
Ah ! mais c'est que Marianne ne veut aller se reposer que... lorsque tu seras allée te reposer toi-même.
MARIANNE
Si vous le permettez, mademoiselle, je vous conduirai à votre chambre.
BLANCHE, à sa mère.
Eh bien? Et toi? (Elle se i^ve.j
MADAME FONTENAY
Moi? 11 faut que je reste ici, j'ai des ordre à donner pour notre départ.
BLANCHE, vivemenl.
Notre départ?... Oh ! mais je ne veux pas retourner à
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Paris cet hiver, car je le verrais... là-bas!... et j'apprendrais peut-être un jour ce qu'il t^a caché, ou ce que tu me caches à moi-même. Enfin, j'apprendrais peut-être... qu'il
se marie... (Avec un renouvellement de fièvre.) NOU , UOn, je Ue
veux plus retourner à Paris, plus jamais! Je veux rester ici, toujours, seule avec toi et... avec Marie.
MADAME F ON T EISA Y, pour la calmer.
Eh bien !... c^est entendu!... rassure-toi!... Je vais dire à l'instant que Ton défasse les malles que Ton avait faites déjà... Es-tu contente?
B LANCHE
Oui... (Apres sa pause et à voix basse.) Est-CC qu'il partira SaOS
me dire adieu?... Est-ce que je ne le reverrai plus?... Oh! maman! Laisse-moi le voir encore une fois?... Je te promets de ne pas pleurer.
MADAME F ONT EN AT, letenant ses larmes.
Eh bien!.,, oui, oui. Tu le reverras. (Marie est eouée de la
droite. Blanche l'aperçoit.) "^
Ah ! voilà Marie !
MADAME FONTE N A Y, avec un mouvement. Marie !... (Elle va à Marianne, qui est près de la cheminée.) BLANCHE, à Mdrie, en 1 embrassant.
Bonjour, petite sœur.
MADAME FONTENAY, bas, à Marianne.
Emmène Blanche !
BLANCHE, bas, à Marie.
Oh! Marie! je suis bien malheureuse!...
MARIE, vivi-Uieul.
Espère !...
BLANCHE, éloonée.
Hein?...
MARIE, voyant sa mère qui ledescenl.
Silence !
* Marianne, Madame Fonteuay, Blanche, Marie.
{'. -J I MARIANNE, à Blanche.
Venez- VOUS, mademoiselle?
BLANCHE. ']jJ^^^
Oui, me voilà, Marianne/— A tout à Theure, mère, (a pan,
en regardant Marie.) Espère!... (Marie met un doigt sur sa bouche en cachette de madame Foutenay.— Marianne et Blanche sortent par la droite.)