ACTE V
MARIE, bas.
C'est lui que j'aime, je sens que je l'ai toujours aimé.
MADAME FONTENAYj à ses deux enfants.
Mis chères petites, je ne vous ferai pas bien riches!...
(Claude s'approche, elle lui serre la main.) Qu'importe ?... (Antoine, qui est entré depuis quelques instants, frappe en dedans à la porte.)
MADAME FONTENAY, se retournant.
Antoine !
ANTOINE, à Marie, en montrant Claude. *
.Je ne savais pas, moi, que... (a Claude.) Du reste, c'est pas
grave... Eh bien? (Lui serrant la main.) Tant miCUX!... (a tous.)
Pardon, excuse! (bas, à madame F^ntenay.) Ma tante, j'ai trouvé un autre moyen, poiu* les quinze c( nt mille francs, vous savez... Je vous l'ai liit, je m'ennuie d'être tout seul... eh bien! puisque j'ai pas pu être l'époux de Marie, je voudrais être... Ma tante, voulez -vous m'épouser?
MADAME FONTENAY, surprise.
Hein?
ANTOINE
L'idée est do vous.
MADAME FONTENAY
Vous épouser ?
ANTOINE, vivemeot.
Pas ce soir! pas demain!... Prenez votre temps... réfléchissez !
MADAME FONTENAY, riant.
Il est fou !
ANTOINE
Et quand vous serez décidée... vous savez l'usage dans le Morvan, quand le jeune à marier... un grand dîner :e...
J U su N, entrant du fond.
Madame est servie.
* Marianne, Marie, Claude, Antoine, Madame Fontenay. Blanche, George.
136 CENDIULLON
MADAME FONTENAY, riaiil cl ernbra';-aDl se? dL'iix enfants.
Restez-vous à déjeuner, Antoine ?*
ANTOINE, joyeux.
Merci, ma tante ! je vous comprends.,.
JUSTIN, à Marianne, en s'attendrissaut peu à peu-
Alors, tout le monde va donc êlre heureux, ici ?
MARIANNE
Mais, il paraît que oui, mon garçon î
JUSTIN, sauglolant.
Ah! mon Dieu! mon Dieu! je suis-t-y-content!.. (ii pousse .lei
iiiU'le:iieiils.)
* Marianne, Justin, Antoine, Claude, Marie, Madame Foatenay, Blanche, George.