‹ Les filles de marbre; drame en cinq actes, mêlé de chantChapitre 166 sur 167 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Les Mêmes, GEORGE, puis MADAME FONTENAY et BLANCHE.*

GEORGE

Que m'a-t-on dit, Claude? tu l'es battu pour... (Marianne re-

moiile.)

MARIE , vivement, en passant devant Claude.

Pour celle qui devait être sa femme, George !**

GEORGE

Sa femme?

MARIE

J'aime raon>ieur Claude Paiisot.

CLAUDE, à voix basse,***

MARIE, «le même.

Je ne mens pas, Claude! (Claude pousse un >onpir de joie et s'abandonne aux bras de Marianne.)

* Marie, Claude, George, Marianne.

*• Claude, Marie, George.

•** Marianne, Claudt^, Marie, George.

MARIANNE, effraya*».

Eh bien! eh bien?... Est-ce que vous vous trouvez mal?

CLAUDE, avec joie.

Non, non, Marianne.

GEORGE, à demi-voix.

Mais... Marie?...

MARIE, • demi-voix.

Vous me l'avez dit, George, c'étaient mes chagrins et me? larmes qui vous poussaient vers moi... Eh bien! je n'ai plus de chagrin dans le cœur... (Souriant.) Je n'ai plus besoin d'être consalée... tandis que Blanche... elle souffre, mon ami... Elle pleure... ( souriaut) et vous savez bien que vous ne pouvez pas voir pleurer...

GEORGE, avfc gaie.é.

Petite sœur, tu es adorable !

MARIE, lui tendant son front.

Embrasse-moi, mon frère! (George embrasse Marie. Madame Fontenay et Blanche paraissent venant de la droite.)

GEORGE, les apercevant, bas, à Marie, avec emban-as.

C'est Blanche !

MARIE, bas.

Laissez-moi faire. (Allant à Blanche.)* Tu ne sais pas, Blanche, pi 'Urquoi George était si changé, depuis quelque temps? Eh bien ! c'est parce qu'il trouvait que quelqu'un ici nous aimait trop... (regardant Claude) et il était jaloux.

BLANCHE

Vraiment? Mais... (Antoine paraît au fond.;

MARIE faisant passer sa sœur près de George-

Mais, il ne l'est plus, car, si maman le permet, j'épouse monsieur Claude.**

BLANCHE

Toi?

MADAME FONTENAY, bas.

Mais...

* Marianne, Claude, Madame Font^nay, Blanche, Marie, George. ** Mariann'', Claude, Madame Fontenay, Marie, Blanche, George.

Page 1