SCÈNE II
Les MÊMES, MARCO, JOSÉPHA, en amazones, MAULÉON et JULIAN, en habit de cheval.
JULIAN, donnant le bras a Josépha, paraissant le premier. A John qui reste sur le seuil de la porte.
John, emmenez les chevaux ; nous prendrons la calèche pour retourner à Paris. (John s'incline et sort. Julian prend un cigare au passage du garçon. Marco paraît au bras de Mauléon.)
JULIETTE
Ah ! voilà Julian avec Josépha.
JULIAN, à Francis.
Tiens! bonjour... (saluant.) Mesdames!...
Quel est donc ce monsieur qui donne le bras à Marco/
20 LES FILLES DE iMARBRE.
FRANCIS
C'est Mauléon, un agent de change. Je le crois amoureux de notre belle prima donna. (Oa rit. Josépha est venue s'asseoir a la première table, auprès du bosquet de droite.)
JOSÉPHA, assise.
Dieu ! que je suis lasse! Tout le bois à franc étrier. Cette Marco a le diable au corps. (Maulcon et Marco sont descendus lentement.)
MAULÉON
En vérité, vous avez été adorable dans la représentation de jeudi ; d'honneur, on ne chante pas comme ça.
MARCO, s'asseyant après avoir fait un petit signe de la main aux gens du bosquet. A Mauléon.
Vous savez que ce n'est pas aimable du tout, ce que vous me dites là.
MAULÉON, se défendant.
Oh! VOUS ne me comprenez pas.
Eh ! si, on te comprend ; et la preuve, c'est que Marco se moque de loi.
MAULÉON
Comment?...
JOSÉPHA, à Julian.
Appelez donc le garçon ; je meurs de soif.
JULIAN
Garçon! (Continuant.) Eh! sans doute, mon cher, tu tournes au madrigal, au bouquet à Chloris, aux mille fleurs, et ces dames n'aiment pas ça... Que diable! on doit attendre autre chose d'un agent de change. (Le garçon entre dans le bosquet.)
JOSÉPHA, se levant.
Ah! à propos, mon petit Mauléon, il faut que vous signiez ma liste... Et ^'ous aussi, monsieur Francis.