ACTE DEUXIÈME. i
MARCO, à Marie.
Est-ce que vous êtes malade, mon enfant ?
MARIE
Non, madame ; mais je l'ai dlé très-loin d'ici, et, à l'hospice où j'étais, on m'a donné une lettre de recommandation qui doit me procurer une place ou de l'ouvrage.
MARCOj a sa société.
Elle est charmante... (a Marie.) Comment êtes- vous venue jusqu'ici?...
MARIE
C'est un voiturier qui m'a amenée ; mais ce n'était plus sa route, et il m'a laissée là-bas, à un pont...
Pauvre petite!... Voulez-vous venir avec moi ?
MARIE
Oh ! je vous remercie, madame ; mais on m'a bien recommandé d'aller là-bas.
MARCO
Je pourrais vous être utile.
MARIE, timidomenl.
Merci, madame... j'aime mieux aller là-bas.
MARCO, souriant.
Alors, allez là-bas ; mais il ne faut pas y aller à pied.
MARIE
Oh ! ça ne fait rien.
MARCO
Je ne le veux pas. (a Jolm, qui esta quelque distance.) John, faites avancer la voiture, et...
DESGENAIS
Pardon, pardon... (a JoUu.) Faites avancer la mienne, {ioha sort.)
MARCO
Mais...
DESGENAIS
Cette enfant m'intéresse, Marco, et, dame! cette jolie voiture ces coussins moelleux... on ne sait pas, ça n'aurait qu'à lui porter bonheur.
Monsieur Desgenais ! . . .
DESGENAIS
LaLanterne indépendante, madame.
JOHN
La voiture est avancée.
DESGENAIS
AlleZj mon enfant, allez...
MARIE
Merci, monsieur !
MARCO
Adieu, ma petite.
MARIE
Adieu, madame... (Elle sort avec John.)