SCÈNE III
CLÉLIA, assise, HOLBEIN, sortant de la porte gui est derrière le canapé, entre vivement sans sans voir Clélia, va droit à la cheminée et s'arrête, le regard fixé sur la pendule.)
clélia, se levant.
I! est seul !.. Margueritte n'est pas avec lui...
et il a l'air si absorbé... si accablé... qu'il ne m'a
pas vue... il ne voit rien I
(Holbein, comme un homme qui vient de prendre une résolution, arrête le balancier de la pendule, puis il s'accoude sur la tablette de la cheminée dans l'attitude de l'abattement.)
holbein.
Que ne puis-je arrêter la marche du temps
comme le balancier de cette pendule.
(Il descend à gauche et vient s'asseoir près de la table.)
CLÉLIA.
Je n'y tiens plus!.. (Avançant.) Mon père!
holbein, lui tendant les bras.
Clélia... te voilà donc enfin !
CLÉLIA.
Que dites-vous?
HOLBEIN
Tu viens bien tard ! depuis le temps que je t'implore... et t'appelle à mon secours...
CLÉLIA.
Comment cela?
HOLBEIN
Je t'ai écrit presque tous les jours... à Venise !
CLÉLIA.
A Venise?.. Je n'y étais pas!...
HOLBEIN
Les journaux de Florence nous l'avaient dit...
clélia, vivement. Je n'y étais pas !!! mais dans une autre ville... en secret... je vous dirai pourquoi?., parlez... répondez-moi?.. Margueritte... ma sœur...
holbein, avec égarement.
Margueritte!..
CLÉLIA.
Ah! vous m'effrayez.,, comme vous tremblez !.