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LE DUC D'ORLÉANS

Le seul fils du Rég-ent, Louis d'Orléans, naquit à Versailles le 4 août 1703. Sa naissance combla de joie la vieille Palatine, qui écrivait le 27 juillet : « Dieu veuille que ce soit un fils ! » Mais il eut une jeunesse très-frêle qui inspira de continuelles inquiétudes : on craig'nit même longtemps de ne pouvoir le conserver : (( Il est petit et mince pour son âg*e, écrivait Madame en 1718. C'est dommag^e, car il est bon et bonnète ; il a des moyens et il n'a aucun vice. Il est bien élevé. Plût à Dieu que ses sœurs l'eussent été comme lui : mais je ne veux point parler d'elles ; elles sont comme des colosses, tant elles sont g-randes et fortes. « Le Président Hénault nous apprend cependant que le Régent s'aperçut bien vite que son fils ne serait bon à rien. Ce jug-ement est très-erroné. Louis d'Orléans avait l'esprit pénétrant, sérieux et appliqué : il aimait passionnément l'étude et avait un goût tout particulier pour la plivsique et pour l'bistoire naturelle. A sept ans, son

pèi'o le confia à labbé de Mong-aull (jui lui donna l'éducation la plus soig-née, tout en étant souvent oblig'é de modérer son ardeur, à cause de ses fréquentes indispositions.

Le Rég-ent ne s'en tint pas malheureusement à cette sag-e direction : craignant précisément un excès d'application, il voulut en détourner son fils en l'entraînantdans une vie déplaisirs, et charg^ea plusieurs femmes connues de parfaire à cet ég'ard son éducation. La Palatine combattait vainement ces efforts, et elle écrit, avec uii vrai désespoir, le 5 décembre 1719 : « Ce que je craig-nois au sujet de mon petitfds est arrivé justement. Il est, dans ce maudit bal de l'Opéra, tombé dans les mains des filles de l'Opéra : vous pouvez imag-iner facilement ce r[u'elles lui ont appris ; il est maintenant comme un animal échappé. Lorsque la mère s'est plainte à son père, il rit à s'en rendre malade. La chose n'est cependant pas risible : avec ce g-enre de vie, ce g-arçon, qui est délicat, se tuera le corps et l'âme (1). » Mademoiselle Quinault l'aînée devint sa maîtresse en titre et accoucha d'une fille au mois de janvier

(I) RUc ajoute : Le sous-i^ouvcrueur du jeune prince « en est tellement alTeeté que je crains qu'il n'en pei'de la vie ».

Buvat écrit, à la date du 10 janvier 1722: « M. le duc de Chai'tres fut saigné du bras et du pied, et le lendemain pui-gé. Un disoit qu'il étoit incommodé pour avoir trop caressé la demoiselle Quiu;iult, coméflienne, à qui il envoya une somme de mille louis d'or pour Irais de sa couche. » Marais conlirme ce bruit en ajoutant (jiui le lléycnl auiail dit à cette occasion à son lils: « Nous ne sommes pas de fer, il se faut uujnager. » (il, 22.)

1722 (]). Ello avait d«'^buté au théfitro en 171 o, mais elle n'y reparut filus après ses couches, et, ayant reçu du Ré^'ent une quantité considérable d'actions deLaw, quelle réalisa à temps, elle tint une maison où tout ce que Paris comptait d'hommes disting'ués s'empressait de venir, vivant dans une réserve relative et n'ayant jamais cherché à tirer avantag-e de sa liaison avec le duc de Chartres, « auquel, prétend l'auteur des Mémoires de Maurepas, elle ne put jamais parvenir à ouvrir l'esprit, et qu'elle remplaça bientôt par le duc de Nevers. »

Barbier nous assure qu'auparavant le duc de Chartres av^ait eu « plusieurs g^alanteries »; il ajoute: « Ce prince n'est pas aimé ; il a l'esprit petit et mauvais.» 11 dit même que le Rég'ent l'appréciait en ces termes : (( Il a aussi peu d'esprit que M. le Duc, il est aussi brutal que M. le comte de Charolois et aussi tin que M. le prince de Conty. » Sa g*rand'mère parle rarement de lui et nous ne le voyons g-uère mentionner avec ses sœurs que dans les cérémonies et les fêtes officielles de la cour.

Le duc de Chartres prit séance au parlement comme pair le 12 août 1717, et il entra au conseil de Rég-ence le 30 janvier suivant (2). Le 27 août 1718, il fut nommé g^ouverneur du Dauphiné ; le 12 septembre 1728, gTand-maître des ordres de Notre-

(1) Marais nous apprend que cette enfant était encore chez sa mère en 1735. Nous n'avons lecueilli aussi aucun renseignement sur elle.

(2) Avec voix délibérative, le 24 janvier J7i9.

Dame du Mont-Carmel et de Sai nt- Lazare ; le 11 mai 1721, colonel-g*énéral de l'infanterie française et étrang-ère ; chevalier des ordres le 27 octobre 1722 (1). A la mort de son père, qu'il apprit à l'Opéra, il ne put arriver avant onze heures du soir à Versailles et il trouva le duc de Bourbon installé déjà comme premier ministre. C'est sa mère, qui, ne croyant pas à un malheur si subit, empêcha qu'on le prévînt sur-le-champ, ce qui causa ainsi sa ruine (2) : le roi cependant lui accorda une maison comme premier prince du sang*(3); il devint en même temps chef du Conseil d'État où il siég*ea constamment jusqu'à ce qu'il quitta définitivement le monde en 1 741 . Mais il ne fut plus admis à travailler avec le roi comme colonel-g*énéral, et il se vit refuser la nomination aux bénéfices de son apanag^e (4).

Le mariag'e de ce prince qui, de bonne heure, renonça aux plaisirs vers lesquels son père l'avait entraîné malgré lui, fut arrang-é au commencement de l'année 1724 avec la princesse Aug"uste-Marie-

(1) Il paraît qu'il décida cette année-là son phve à se réconcilier avec h; duc du Maine pour se créer des alliés dans l'avenir contre le i\i\r di liourbon (Marais, \\, 310).

(2) Marais, 111, 50.

(3) Sa maison, qu'il refusa d'aL.)rd, comprenait: un prenuer f^eutiliiomnio, le cheyalier de Conflans; un premier écuyer. M. d(i Clennoul d'O; un capitaine des gardes (sans gardes), M. de Clermont-Chattes; un piemier maître d'IuMel, M. de Court; un proiniei- médecin, Chii-ac; quatre médecins, un cliand»ellan, douze genlilshommes, (juatre huissiers, deux pages, un chancelier, M. d'Argensou. Il recul le titre de Monseigneur et conserva le régiment de son père.

(4) Marais, III, .ÏG.

Jeanno de Bade, Hllo du prince Guillaume, g'énéraiissime des troupes impériales, et de la princesse Sibylle de Saxe-Lauenboin^g". Ce mariag-e surprit profondément la cour, car la princesse n'était ni belle ni riche; mais, comme Allemande, dit Marais, on espéra qu'elle serait féconde ; il froissa surtout les Gondé, parce que le duc la préféra à la sœur du duc de Bourbon. La cérémonie eut lieu auprès de Ghâlons-sur-Marne, au château de l'évêque, à Sarry, le 8 juillet (j) ; mais le jeune duc ne voulut aucune pompe et conserva à Ghâlons le plus strict incog-nito. Ge mariag-efit beaucoup parler et inspira la verve des chansonniers. On fît, entre autres, un pont-neuf sur l'air du Mississipi :

U'Orléaus la duchesse A dit à son enfant :

(( J'envoie avec vitesse Au pays allemand Chercher une fdlette Dont tu seras mari D'elle fort chéri. »

« Ma mère, cette fdle

Est petite, dit-on.

Ni belle, ni gentille.

Elle n'a pas de téton.

De plus elle aime un homme (2)

Qui me feroit

S'il en étoit cru. »

(1) I/évèque était alors Nicolas de Saulx-Tavanne, depuis cardinal, archevêque de Rouen et grand aumônier de France. — Voir notre Histoire de la ville de ChàJons, 1 vol. in-8° ; Paris, Aubry, 1834.

(2)-. Le prince de Taxis, dit Marais.

« Mon fils, elle est ;

Au mari l'assure-t-on.

De plus liien demoiselle Et faite de façon Que nombreuse lignée Naîtra de cet enfant Très-facilement. »

On paît incessamment Pour amonei" en France Ce bijou si charmant.

Dieu bénisse l'ouvrage Que fera peu souvent Monsieur d'Orléans.

Un couplet est consacré à Imbert, fils de l'apothicaire du Rég-ent et nég'ociateur de ce mariage :

Mon fils, d'apothicaire, A bien changé d'état, Cai- il est secrétaire Envoyé à Rastadt Pour cheicher la maîtresse D'un prince qui n'osit Prendi'e femme ici.

L'année suivante, il y revint pour épouser, au nom du roi, et cette fois en grande cérémonie, Marie Leckzinska (juillet 1726) (1). Ti fut tenu cependant toujours en dehors des affaires par le duc de Boui*bon qui détestait chaque jour davantage la maison d'Orléans. L'union du duc d'Orléans fut heureuse, mais malheureusement trop courte. Sa femme mourut dès le 8 août 1726 en donnant le jour à son

[]} Voir mitre Histoire de la ville de Chutons, p. 24o.

APPENDICE. :VSA

second enfant (1). Celle jieiic prénialupée,(jiii vint raviver dans l'esprit du duc les g'raves rrllcxions (jiie lui avait déjà su^'g'érées la moil subite de son père, le décida à renoncer compléUnnent à la vie mondaine et à embrasser une retraite ([u'il rendit elia([ue année plus sévère, et dont il ne se départissait que poui' remplir les devoirs que lui imposaient ses fonctions. En 1730, il se démit de sa charg'e de colonel-g'énéral pour suivre un nouveau plan de vîe et être plus libre de faire de fréquents séjours à l'abbaye de Sainte-Geneviève où il prit un log-ement. L'avènement du g-arde des sceaux Cliauvelin, qui devint, au mois d'août 1732, coadjuteur du cardinal de Fleury, froissa le due d'Orléans qui se retira du Conseil, mais dut y rentrer aussitôt sur l'ordre exprès du roi. La même année, au mois de décembre, il prit la petite vérole en soig'nant son fils et il se traita lui-même sans médecins, l.e jeune prince g-uéri vint cbaque jour voir son père que sa sœur la reine d'Espag-ne ne quittait presque jamais (2).

En 1742 enfin, il rompit ses dernières attacbes et renonça même à tout rôle politique. Tl quitta le Conseil d'Etal, résolu à ne plus babilerque le monastère et à partag^er uniquement sa vie entre les devoirs strictement imposés par son rang*, l'exer-

(1) Louise-Madeleine, née le 5 août; elle était contrefaite; morte eu 1728. — Son fils était né le t2 mai 172.^.

(2) Lettre de Marais à Bouhier, 22 novembre 17.32.

cice d'une piété de plus en plus austère, l'étude des sciences naturelles et la culture des lettres. Il laissa l'administration de tous ses biens à sa mère, avec laquelle il vécut toujours dans les rapports les plus intimes, tandis que ses sentiments s'ai «Tissaient sans cesse à l'ég^ard de ses sœurs, excepté pour la reine d'Espag^ne, à laquelle il montrait une g-rande amitié. Il se réserva seulement un revenu de un million huit cent mille livres qu'il dépensait presque entièrement en bonnes œuvres. Le duc d'Orléans se soumettait aux pratiques les plus rig'oureuses, couchant sur une paillasse, se relevant la nuit pour lire ses offices, ne buvant que de l'eau, jeûnant rig'oureusement, se privant presque constamment de feu, n'ayant conservé aucune étiquette. Ses charités étaient incalculables, et il les portait habituellement lui-même, visitant les plus pauvres g*aletas, suivi d'un domestique de confiance. Il donnait beaucoup d'arg-ent pour l'œuvre des missions étrang'ères et faisait de largues sacrifices pour conclure des mariag-es, faire apprendre des métiers aux jeunes g*ens et pourvoir aux besoins des vieillards. Toutes les heures qui n'étaient pas absorbées par les œuvres de piété ou de charité, ce prince les donnait aux sciences, et il se plaisait à s'entourer d'un petit cercle de savants et de lettrés qui trouvaient toujours dans sa bourse les plus g'énéreux secours pour les aider dans leurs travaux. La botani(jue, la physique, la g'éogTaphie, l'étude des Pères, l'occupaient principalement et lui inspirèrent plusieurs

ouvrag'es qu'il ne voulut jamais laisser imprimer. Les principaux sont des traductions, des paraphrases et des commentaires des psaumes et d'une partie de l'Ancien Testament ; une dissertation importante sur Théodore d'Héraclée et Théodore de Mopsueste, la traduction des épîtres de saint Paul, un traité contre les spectacles, une réfutation du livre des Hexaples où il témoig^ne d'une g-rande orthodoxie, quoiqu'il ait toujours montré une assez vive tendance en faveur du jansénisme.

La tête du duc d'Orléans cependant n'était pas assez forte pour résister impunément à une existence aussi rig"oureusement sévère, et, dans les dernières années de sa vie, ces austérités développèrent outre mesure la bizarrerie de son esprit comme la sauvag*erie de son caractère, et affaiblirent réellement ses facultés intellectuelles. Nous ne pouvons expliquer autrement la g^uerre réellement coupable qu'il ht à sa sœur de Modène, en la poursuivant avec un acharnement qui n'avait rien de chrétien.

A ses derniers moments, ce prince se vit privé de l'absolution par le curé de Saint-Etienne du Mont, comme janséniste et ayant absolument refusé de souscrire à la rétractation que lui imposait cet ecclésiastique. Il subit ce pénible affront avec une g*rande douceur, recommanda qu'on n'inquiétât en aucune façon le curé, et se fît donner les sacrements par son aumônier ordinaire. Il mourut le 4 février 1752, lég-uant sa bibliothèque aux Dominicains de Paris, ce qui fait présumer qu'il était affilié à cet

ordre, ses médailles à l'abbaye de Sainle-Geneviève, el son cabinet d'bistoire naturelle à l'abbé Guettard qui lui servait de secrétaire depuis 1748(1). Jean- Jaccfues Rousseau a composé l'oraison funèbre de ce prince, à la demande de madame Dupin de Gbenonceaux.

Au moment de terminer cet ouvragée, nous avons vu mentionner dans le catalogue d'une vente faite le 20 mai, par M. Etienne Gbaravay, de lettres autog'rapbes adressées au marécbal de Ricbelieu par ses maîtresses, un billet ainsi mentionné:

« Madame la ducbesse de Modène. Lettre autog'rapbe , 2 pagres in-4 , adresse. — Très-curieuse épître sur l'entretien qu'ils ont eu ensemble. Au bal, il lui a semblé que sa femme le lorg-nait beaucoup: « Qu'elle est beureuse de pouvoir vous aimer « sans crime ! »

Au-dessous de l'adresse, Ricbelieu a ajouté de sa main : « Lettres de M"" de Modène pendant son séjour à Paris. »

Nous reg'rettons vivement de n'avoir pas le droit

(1) L';ibl)é Guettard, l'un des plus savants naturalistes de l'époque, refusa re legs au profit du lilsdu dur d'Orl(''ans, tjui le noninia sarde de son cabinet avec une pension, et un logement au Palais-Hoyal, où il mourut le 7 janvier ^80.

Al'l'ENDICE. 397

de reproduire cette pièce qui prouve que la duchesse de Modène avait conservé toute la vivacité de son affection pour le maréchal. Nous l'avons lue, et nous avons pu constater que la princesse lui parle sur un ton île familiarité (jui ne laisse malheureusement aucun doute sur sa nature. Elle complète les détails que nous avons donnés dans le chapitre VII du tome I" de cet ouvrag-e, quand nous ne voulions pas croire à un nouvel eng'ag'ement coupable de la princesse. C'est évidemment à Richelieu qu'il faut attribuer désormais l'habileté prudente dont la duchesse de Modène fît preuve pendant son séjour en France.

KIN DU TOME SEtONU.

TABLF DES MATIERES.

m. — MADEMOISELLE DE VALOIS.

(Suite.)

Page?

Chai'Itkk 111. — Arrivée de la princesse. — Portrait du prince. — L'abbé Colibeaux. — Monotonie de la cour de Modène. — Salvatico. — Timidité du prince. — Désir de la princesse de rompre le mariage pour retourner en France. — Détails intimes.

— Chavigny envoyé par le Régent. — Pèlerinage à Lorette, — Les jeunes époux ne veulent plus revenii'. — L'abbé Philibert.

— La princesse rentre seule. — Salvatico et Chavigny. — Philibert donne raison à la princesse. — Ses lettres. — Crainte du Régent d'être forcé de reprendre sa fille. — 11 se décide à parler. — Voyage k Lucques. — Plaintes de la princesse I

GuAPiTHE IV. — Voyage à Rome. — Le Régent s'adoucit. — Le cardinal Dubois. — Lettres de la princesse. — Prétendu voyage de Richelieu. — Détails inédits sur l'ancienne liaison de la princesse et du duc. — La princesse accouche d'un fils. — Résidence aux Quatre-Tours. - Bonne tenue de la princesse. — Le carnaval à Venise. — Mort de l'Infant. — Départ pour Sti-asbourg. — Mission de Campredon. — Retour en Italie. — Nouvelles négociations. — Odieux entêtement du duc de Modène. — Rupture.

— Dureté de la duchesse d'Orléans. ~ Position réellement malheureuse de la princesse. .... lli

Chapitue V. — Invasion du duché de Modène. — Le prince vient à Paris. — La princesse forcée de s'arrêter à Lyon. — Ses lettres à son maii. — Attitude de sa famille. — Rigueurs contre la

iOU TABLE DES MATIÈRES.

^ast^.

princesse. — F']lle s'installe à Lyon. — Le prince se laisse ébranler par le duc d'Orléans. — Protestations énergiques de sa femme. — Ses conseils. — Sa résistance. — Le chevalier d'Orléans. — Concessions qu'on exige d'elle. — Elle cède et écrit une lettre de soumission. — Elle est autorisée à venir à Paris. — Son arrivée. — Elle cherche à être utile à la maison d'Esté. . . . 122

Chapitre YI. — La princesse réduite à s'abstenir de toute ingérence politique. — Nouvel engagement, — Mort de son beaupère. — Vain espoir de changement de situation. — Grossesse. — Le roi cependant la reçoit en particulier. — Prudence de la princesse dans son succès. — Affaires d'argent entre les denx époux.

— Concours du gouvernement français. — Le duc cède. — Le départ de la princesse est fixé. — Elle le fait retarder. — La princesse s'efforce d'obtenir une audience officielle du roi. — Belle lettre à ce sujet à Fleurv ï'63

Chapitre VIL — Départ. — Réceptions des plus honorables en l'oute. — Le duc dt Modène a besoin de l'appui de la France. — Ses attaches impériales. — 11 s'en défend. — La cour de Modène. — Le i)résident de Brosses. — Mort de l'enipei'cur. — L'Espagne envahit le Modéuais. — Fuite du duc et de la duchesse à Venise. — Instances auprès de Fleury. — Efforts de M"'= de la Roche-sur-Yon. — Arrivée à Paris. — Le duc est nommé généralissime des troupes espagnoles. — Opérations de guerre. — Bonne situation de la duchesse à Versailles. — Sa fille épouse le duc de Penthièvre. — Négociations politiques. — Fidélité du duc 1 83

Chapitre "VIIL — Échecs militaires du duc. — Bonne attitude de sa femme. — Embarras iinanciers. — Pertes au jeu. — Tentative pour marier le dauphin à une de ses hlles. — Apparence de faveur à la cour. — Le duc, dégoûté de ses vains efforts auprès du loi, se jette dans les bras de l'Auliiclie. — Faute grave du gouvernement (|ui détruisit l'influence des Bourbons en Italie.

— Lettres de la duchesse à sa belie-sœui'. — Position faite au duc restauré à Pirme. — Son faux fils à la Martinique. —Nouvelle disgrâce de la duchesse à Versailles. — Son départ. — Sa

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