AVANT- PROPOS
Nous avions depuis longtemps la pensée d'écrire l'histoire des filles du Régent, qui nous avaient toujours paru mal connues et très-imparfaitement appréciées. Nous ne prétendions pas entreprendre une de ces réhabilitations fantaisistes dont on abuse aujourd'hui ; mais il nous semblait juste de repousser pour elles, comme nous l'avions déjà fait pour les filles de Louis XV, les odieuses accusations formulées à leur égard par les chroniqueurs : ceux-ci se sont faits plus ou moins volontairement les échos du plus triste pamphlétaire du dix-huitième siècle, de La Grange Ghancel, dont des écrivains modernes, plus avides de scandales que soucieux du respect de la vérité, ont répété à Tenvi les infâmes accusations (i). Nous avions consulté tous les auteurs
({) Pour mieux édifier nos lecteurs sur la valeur morale de La Grange Chancel, nous croyons utile de faire connaître cette lettre inédite dans