LE FAIT EST OU N'EST PAS
Lorsqu'on veut vivre en dehors du principe égalilaire ;
Lorsqu'on ne veut pas admettre que chacun ne vaut et ne doit valoir que par lui-même, il faut accepter les conséquences du principe que l'on pose.
Je le dis de nouveau : la Commune de Paris et la Convention furent plus logiques ; et cependant, je me hâte de reconnaître que (honnêteté publique était froissée dans tout le monde civilisé lorsqu'on entendait dire, en parlant du prisonnier du temple : Capet !
En parlant de l'enfant martyr : Le fils Capet !
Et je crois qu'il n'est pas de républicain ayant au cœur la religion du passé, de l'histoire, qui n'éprouve un douloureux sentiment en mettant sous ses ycuv une liasse de procédure sur le premier feuillet de laquelle l'implacable logique révolutionnaire avait écrit : Procès de la Veuve Capet.
Vous avez craint d'être explicites, dirais-je à M. le commissaire impérial et à la majorité du Conseil ; vous avez opposé des fins de non-recevoir parce qu'il vous a paru que cette tentative de la maison d'Akpad cachait, pouvait cacher, sous le prétexte de faire reconnaître le droit à un titre princier, l'arrière volouté de pousser plus loin ses prétentions, ses espérances.
Il fallait avoir le courage de votre pensée secrète !
Il fallait ne pas admettre la demande!
Il fallait, avant toute recherche, repousser sans examen, à priori y — renvoyer à qui de droit — à l'histoire... à M. le procureur impérial, à la justice du pays!
Mais non !
Vou in'aviez pas pris la requête au sérieux.
Voi s aviez supposé l'impuissance des preuves, et lorsqu cil es ont forcé votre conviction — vous vous êtes réfugiés derrière des moyens dilatoires, évasifs.
Vous avez élevé une tardive fin de non-recevoir.
L'opinion publique sanctionnera-t-elle votre avis?
Je ne saurais le croire, ai-je dit dans la première édition de cette étude ; aujourd'hui la presse de l'Europe entière a parlé, le doute n'est plus permis, je peux répondre hardiment : NON. Et qu'on veuille bien le remarquer, sur plus de six cents journaux en Europe qui ont parlé de cette publication ou de la famille Crouy- Chanel, pas un seul n'a contesté, que je sache, le fait de fdiation.