‹ Les fils d'Arpad étude historiqueChapitre 20 sur 48 · RELATIONS DU PRINCE DE CHOU Y · texte numérisé non relu

RELATIONS DU PRINCE DE CHOU Y

AVEC LA COUR PAPALE ET CELLE DES TllLElUES (1).

Le moment n'est pas venu de lever le voile qui doit rester encore sur ces relations, mais je tiens à établir qu'elles furent intimes et témoignaient de la plus auguste et de la plus haute confiance. On en jugera par la lettre suivante :

Evëché de Montpellier, le 6 septembre t(U7.

Prince,

Votre si long silence m'inquiète! Êtes-vous malade? ou n'avez-vous pu jusqu'à présent remettre ma lettre du 10 (août) et le pli qui raccompagnait? {Ce pli pour Madame Adélaïde tenait de Rome Je n'ai point à dire quelle main auguste

l'avait tracé. G. S.) Dites-moi vite, je vous en conjure, quelque chose, car

Voilà las affaires bien gâtées ici, vis-à-vis de là-bas! C'est à n'y rien comprendre! J'attends, bon prince, un mot qui me tire d'inquiétude et vous prie d'agréer mes plus vrais et plus respectueux sentiments.

f Cuahles, Et. de Montpellier.

Dans d'autres lettres confidentielles, mais qui ne devront pas être perdues pour Y histoire, Elles viendront en leur temps, Le prélat termine eu ces termes :

Priez pour les voyageurs, cher prince, et croyez-moi, avec le plus tendre respect,

de Votre Altesse, le dévoué,

t Charles, Er. de Montpellier.

(I) Voir pages 41, AS, 4a, 76, M, 100, 101.

C'est dans la même circonstance que M. le prince de Crouy remit au roi Louis-Philippe une note politique des plus prophétique?, dont je me suis fait un devoir de reproduire les principaux passages dans mon Complément à r Histoire de France Anquetil. Cette note était due à la plume du R. P. Ventura.

Quelle fut pour la négociation dont était chargé M. de Crouy l'issue de ses entrevues avec le roi Louis-Philippe et Madame Adélaïde?

Nous serons un jour à même de le dire.

Mais je répète aujourd'hui ce que j'ai écrit depuis longtemps : la mort de cette princesse fut un immense malheur pour la politique de la maison d'Orléans.

M. de Crouy revint à Rome, et c'est alors que Sa Sainteté lui donna pour ses deux filles les lettres de naturalisation suivantes :

IHlecto filio FrancisiOy Claudio, Auijusto, Hungahu- princîpi, et marchioni de Croly-Cmanel parisiensis.

Page 1