‹ Les fils d'Arpad étude historiqueChapitre 44 sur 48 · DE CETTE S.ECONDE ÉDITION · texte numérisé non relu

DE CETTE S.ECONDE ÉDITION

Au moment où on mettait sous presse la feuille 9 de cette deuxième édition, j'ai pu écrire ces quatre lignes : «< Qu'on veuille bien le remarquer, sur plus de six » cents journaux en Europe gui ont parle' de celle » publication ou de la famille Crou y-Chanel, pas

m un seul ri a contenté, que je sache, le fait de fi- » liation. » Je peux faire la même déclaration aujourd'hui.

Toutefois, M. de Crouy a été en butte à des attaques violentes.

Les écrivains de peine, à la solde de la maison d'Autriche, ne pouvant contester la filiation, ont cru pouvoir eu discuter les conséquences logiques.

Permis à eux, iU étaient dans leur droit : le droit d'appréciation ;

Ils en ont usé et abusé. -

Mais leur droit ne pouvait aller jusqu'à la calomnie, jusqu'à l'outrage ;

Ils se le sont pourtant arrogé.

Une feuille de Vienne a accusé le Pays d'être à la maigre solde du prétendant royal.

Ceci regardait encore plus le journal de t Empire que M . de Crouy lui-même.

L'absurde a le privilège de n'exciter que le dédain.

Nul n'a cru devoir répliquer à la feuille de Vienne, pas plus que nous n'avons cru devoir réfuter les diverses versions ou appréciations politiques qu'on a bien voulu nous attribuer a 5 francs la ligne ; — si le fait était positif, nous disposerions d'un grand crédit ou d'une grosse fortune, et, dans tous les cas, d'une bien importante influence ! !

Il est vrai que, par compensation, une feuille anglaise déplorait la pauvreté de ce descendant d'une lignée royale

aussi illustre, et, supposant sans doute que le sang s'était appauvri à l'égal de la fortune, déclarait qu'il n'était pas possible de songer à faire un roi d'un homme qui vivait d'une pension de 3,000 francs.

Libre au journal coton-épices de placer les écus d'or avant les écus-blason; trahit ma quemque voluptas.

Les patriotes hongrois se sont chargés de la réponse !

Nous le déclarons : nous restons, nous-même, étonné des témoignages nombreux et honorables de sympathie que reçoit journellement, de la part des Hongrois proscrits et des Hongrois de l'intérieur, le vénérable vieillard auquel plusieurs hommes nationaux octroient déjà le titre honorifique porté par ses pères, les SIRES DE CROUY. — S'il se rendait à de pressantes invitations, il eût depuis deux mois fait paraître un manifeste a la nation hongroise ! Plus sage, M. de Crouy attend l'explosion du cri d'indépendance de sa patrie originelle, pour se créer des devoirs d'action, pour lui vouer ce qui lui reste de force, d'intelligence et d'énergie.

Vienne le jour de la lutte suprême, et Ton verra qu'il saura se trouver aux avant-postes et qu'il prendra pour guide de sa conduite ces belles paroles de Jeanne d'Arc : a Pour être le premier à l'honneur, il faul » avoir été le premier au danger (1). »

(1) Au inomcnl où nous mellon» ces lignes sou» presse, plusieurs Journaux annoncent que la légation llalienne a donne avis a son î;ouveincnient que le prince «le Oiun-t'i-aiv I vei:nii u> vifer son passC-port pour Gènes el RoUMi Nous tînmes en rr.cture «J'.tfrirmii la verii' ; du fait.

Nous aurions été heureux <!<• n'avoir pas à dire qu'une feuille importante et qui tient sa place au premier rang du journalisme en Europe, a trop légèrement,— en peutil être autrement dans un travail journalier aussi considérable, — a, disons-nous, trop légèrement accueilli un article de correspondance dans lequel le badinage avait revêtu une forme par trop provocante. — La réplique du Fils dArpad ne s'est pas fait attendre, et le soir même, il adressait au rédacteur en chef du journal provocateur une réponse trop justement méritée, et aux rédacteurs des plus importants journaux d'Europe les lettres suivantes :

Monsieur le RfcnAiiTEni,

Si VOUS avez lu le journal ({)... du 16 courant , correspondance de Paris, vous apprécierez le sentiment que je ressens et ne me refuserez pas l'insertion dans les colonnes de votre journal de la lettre suivante, que j'ai adressée à M. le rédacteur en chef de celte feuille.

Agréez, avec mes remercitnents anticipés, l'expression de s sentiments distingués.

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