ÉTABLIT QU IL DESCEND D'UN SOUVERAIN EN LIGNE DIRECTE ET LÉGITIME
Tombés du trône, les rois et leurs descendants ont le privilège, tacitement reconnu sinon proclamé, de se qualifier, celui-ci comte de Chambord... tel autre comte de Survilliers... comte de Saint-Leu... comte de Montfort... comte de Neuilly, etc. , etc., — et nul ne conteste, nul ne discute.
C'est ainsi, entre autres exemples, que, depuis qu'il est dans l'exil, M. le duc d'Àumalea qualifié le fils qui lui est né en 1854 duc de GuisE, qualification nobiliaire que nul ne lui conteste en Europe, pas même la Maison de Lorraine, qui seule eût pu protester de droit, et dont il jouira, ainsi que ses descendants, tant qu'il y aura des monarchies, sans qu'elle soit ratifiée par lettrespatentes.
Ce droit n'est point écrit; il est accepté.
Le fait entraîne le droit, sous un gouvernement monarchique bien entendu; car, eu république, une pareille question serait sans portée, la forme républicaine étant la négation de tout droit, privilège ou titre monarchique, et, par conséquent, nobiliaire, aristocratique.
En monarchie, le titre par possession détat est de droit logique.
En république, il n'est plus de droit logique, le priucipe étant nié.
Faut-il tirer quelque conséquence de cette mise en lumière d'une filiation indiscutée par l'autorité ,
Soit aux diverses phases de la monarchie bourbonnienne,
Soit aux deux phases de la monarchie impériale élective,
Reconnue par les députés de Hongrie, Et même à Vienne ?
On paraît le croire et le craindre.
Nous l'ignorons et n'en prenons nul souci.
Les comices de Hongrie ont seuls le droit d'appréciation.
L'historien a rempli sa tache en disant : Le sang d'Attila, de saint Étienne et d'André le Jérosolymitain n'est point tari ; les fils d'Aufad existent.