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les ports ouverts aux étrangers : le mouvement de la navigation 4 à augmenté d’un tiers depuis 1893. La moitié des importations et exportations se fait sous pavillon anglais : avant 1842, tout ce ï commerce s’effectuait par le seul port de Canton. En cette année, l'Angleterre déclara la guerre à la Chine et lui imposa le traité ;
de Nankin, connu sous le nom de Traité de l'opium, qui autorisa les sujets britanniques à résider dans les cinq ports de Canton, … Shanghaï, Amoy, Foutchéou et Ningpo; deux ans plus tard, ces mêmes ports furent ouverts aux Américains et aux Français. Le | traité de 1858, imposé par la France et l'Angleterre, stipula l’ou-
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rerture de six ports nouveaux ; la convention de Pékin de 1860 uvrit celui de Tientsin, situé sur le grand canal, à 130 kilo- mètres de Pékin et 80 de la côte par le Peïho. Divers accords ultérieurs, notamment le traité de Simonosaki (17 avril 1895), ont porté à trente-quatre Le nombre total des ports ouverts sur Ja côte et à l'intérieur.
‘a Après avoir exposé quelques-uns des élémens de richesse du pays, il convient de dire un mot de l'instrument qui est appelé, dans un délai plus ou moins rapproché, à les mettre le mieux ù en valeur. La Chine n’est réellement ouverte aux chemins de fer que depuis la guerre japonaise, qui, sur ce domaine comme sur . tant d'autres, marque une ère nouvelle dans l’histoire du Céleste- Empire. Jusque-là, il n’y avait eu que des tentatives ou des com- mencemens d'exécution. En 1876, une maison anglaise, s'étant fait concéder une route de Shanghaï à Ousong, y avait installé des rails et fait circuler des locomotives sur 16 kilomètres; mais les autorités chinoises rachetèrent la concession et détruisirent L ligne. Le célèbre Li- Hung-Tehang établit un troncon qui relie les charbonnages de Han à ne et à Takou, à l’embou- Dre du Peï-ho : les rails ont été posés au Nord-Est jusqu'à Shan-Haï-Kouan, point où la Grande-Muraille aboutit à la mer. En 1895, le gouvernement chinois racheta à la compagnie de Kaïping la ligne qu’elle possédait et la fit prolonger jusqu'à Pékin : la ligne Tientsin-Pékin fut ouverte en 1897. La Compagnie impériale des chemins de fer chinois a ouvert récemment deux lignes, Pékin à Pao-ting-fou, capitale de la province du Tchili ou Petchili, et l’autre prolongeant jusqu'à Kin-tchéou, sur le golfe de Liaotong, celle de Tientsin à [Shan-Haï-Kouan. Ce derner tronçon a été construit au moyen d'environ 60 millions de {rancs avancés par la Hongkong and Shanghaï Banking Corporation. Le petit chemin de fer de Shanghaï à Ousong a été réta- bli par le vice-roi Tchang-Tche-Tong.
Une convention de 1895 a donné à la Russie le droit de faire passer la dernière section orientale du Transsibérien à travers Ja Mandchourie, sur un parcours de 1535 kilomètres et de rejoindre à Nikolsk, à 109 kilomètres au nord de Vladivostock, la ligne de lOussouri. L'article 3 de ce même acte international, connu sous le nom de Traité Cassini, d'après celui du diplomate qui le signa, donna à la Russie le doi de construire Les lignes de Kirin à Shan-Haï-Kouan et à Nian-Tchwang, port à tr aité du
golfe du Petchili. Postérieurement à l'occupation de Port-Arthur D par les Russes et au traité de cession du 28 mars 1898, un arrangement additionnel du 7 mai établit que Port-Arthur serait, 2 à l'exclusion de tout autre port de la péninsule de Liaotong, le terminus du Transmandchourien, et que la Chine n’accorderait à aucune autre puissance que la Russie des concessions dans les districts traversés par cette ligne. Tous ces chemins de fer : seront construits par la Russie, qui doit les exploiter pendant trente ans : les voies ont l’écartement russe de 1",52 au lieu de 1m,48, écartement des autres chemins chinois d’après le gabarit anglais. La Compagnie russe des chemins de fer de l'Est chinois a commencé en 1897 les travaux de son réseau, qui se relie à celui de Pékin et du golfe de Petchili à Sin-min-ting, près de Moukden. Par une convention russo-anglaise du 28 avril 1899, l’Angleterre a renoncé à demander des concessions au nord de la Grande- Muraille, tandis que la Russie a pris le même engagement pour le bassin du Yang-tse-Kiang, et obtenu la concession éventuelle de la ligne Moukden-Pékin. L’Angleterre, en manière de compensation, obtint les lignes de Canton à Kaolong, reliant la pre- … mière de ces villes à Hongkong, et l'extension de la ligne de Pékin à Houan-Fou.
Le Grand Central chinois, qui doit mesurer 2240 kilomètres et mettre Pékin en communication avee Hankéou et Canton, a été concédé moitié à un syndicat franco-belge, moitié à un syndicat anglo-américain. Le tronçon Pékin-Hankéou paraît devoir être une des grandes artères de la Chine : il coupe les vallées du fleuve Jaune et du fleuve Bleu; plus de 20 millions d’habitans résident dans un rayon de 10 kilomètres de chaque côté de la voie; Hankéou est un des ports du monde le plus fréquentés et un centre actif d'échange des produits indigènes et étrangers. Un contrat, conclu le 26 juin 1898 entre la Compagnie des chemins de fer chinois, ayant pour directeur général Sheng, et la Société d’études franco-belge, confia à celle-ci la construction de la ligne Pékin-Hankéou et l'émission d’un emprunt dont le produit est destiné à la construction du chemin de fer; les recettes futures sont affectées au service des obligations, garanties en outre par le gouvernement chinois: on espère que ces 1200 kilomètres seront terminés vers 1904. Sur ce Grand Central s'embrancheront: à l'Ouest, la ligne de Tchengting à Tai-Yuen-Fu, concédée à la Banque russo-chinoise, et dont le prolongement est demandé
jusqu'à Singan- ou; les lignes du Pekin-Syndicate, qui aboutiront sans doute à Siang-Yang sur la rivière Han; une ligne qui longera lefleuve Jaune, de Koïfongi à Singan-fou, et qui a été accordée en décembre 1899 à un groupe franco-belge; à l'Est, la ligne de Teheng-ting à Tientsin par Sioufou; la ligne de Kaïfong à Tsinan-fou, concédée en juillet 1899 à une Société allemande, destinée à relier la province de Honan à celle de Shantung ; enfin la ligne de Sang-yang à Pou-Kéou en face de Nankin, con- cédée aux Anglais en 1898.
La seconde section du Grand-Central, de Hankéou à Canton (1100 kilomètres) avait été donnée à un syndicat américain, qui l’a rétrocédée à la Compagnie internationale d'Orient. Cette partie dela ligne traverse les districts houillers du Hounan, où divers embranchemens sont prévus : le terminus sera Kao-long en face de Hongkong : une ligne de 187 kilomètres, dont la maison Jar- dine et Matheson a entrepris la construction contournera le delta du Si-kiang pour aboutir à Canton.
Les Anglais se sont fait accorder des lignes côtières, dont la principale, longue d’un millier de kilomètres, va de Tien-tsin à Ching-kiang sur le Yang-tsé, en suivant le grand canal, qui n’est presque plus navigable. Traversant la province de Shantung, les Anglais ont dû s'entendre avec les Allemands et former, sous les auspices de la Hongkong and Shanghaï Banking Corporation et de la Deutsch-Asiatische Bank, un syndicat, qui à reçu en mai 1899 la concession définitive. Les Allemands ont constitué
la Compagnie des chemins de fer du Shantung, dont le capital
de 54 millions de marks, ou 67 millions de francs environ, a été souscrit à Berlin en juin 1899 : les lignes projetées Kiaotcheou
à Tsinanfou, Tsinanfou à Itcheoufou, Itcheoufou à Kiaotcheou, | forment un triangle qui enferme le massif montagneux central de la province. En complétant ce réseau par une ligne abou-
üssant au Grand Central, les Allemands espèrent attirer vers
Kiaotcheou le commerce du Shantung et de la région du | Hoang-ho. De Ching-kiang, la ligne anglo-allemande se dirigera, mais alors sans alé no à l'Ouest vers Nankin, à V'Est
vers Soutcheou et Shanghaï.
Certaines lignes de pénétration de la Uhine méridionale ont été concédées à la France : prolongement de la ligne de Hanoï … à la porte de Chine, puis jusqu’à Nanning et Pese sur le Si-kiang;
ligne de Pakoï, port ouvert dans le golfe du Tonkin, à Nanning,