‹ Les finances de l'ancien regime et de la revolutionChapitre 4 sur 57 · T. IL · texte numérisé non relu

T. IL

« fut négocié. > {Essai sur les traités de commerce de Methuen et de 4 786, par Anisson-Dupéron, pair de France, avril 1847) (1),

Les négociations commerciales engagées en vertu du traité de paix du 20 janvier 1783 ne se terminèrent que le 26 septembre 1786.

A qui incomba ce retard? Un ouvrage très savamment étudié de M. le comte de Butenval (2) en fait retomber entièrement la faute sur le gouvernement anglais, et fournit de nombreuses preuves à Tappui de son opinion. Du reste, la correspondance, conservée au ministère des affaires étrangères, entre l'ambassadeur de France à Londres et le ministre, M. de Vergennes, contient des témoignages certains de la mauvaise volonté de l'Angleterre. « Si l'intention « de la cour de Londres, dit le ministre des affaires étran-

< gères, est de ne pas remplir le vœu de l'article 18 du der- « nier traité de paix, il est inutile de laisser subsister un c simulacre de négociations. » (Lettre de M. de Vergennes à l'ambassadeur à Londres, l«''mai 1785.) L'ambassadeur, M. Barthélémy, répond : « Je ne puis tirer d'autre résultat « de mon entretien avec lord Garmarthen, sinon que le « ministre anglais n'a pas l'intention véritable de satisfaire

< à l'article 18 du dernier traité de paix. > (Lettre du 22 mai 1785, Arch. des affaires étrangères.)

Quel sentiment engageait le gouvernement anglais à écarter la solution d'une affaire qui devait devenir si avantageuse à sa nation? Voulait-il ruser pour obtenir de meilleures conditions? Ou bien se souvenait- il du refus de sanction opposé par le Parlement au précédent traité? Les Anglais craignaient-ils encore la concurrence de l'industrie

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