‹ Les finances de l'Égypte sous les LagidesChapitre 102 sur 227 · Wilcken, Ost., \, iv, § 52, p · texte numérisé non relu

Wilcken, Ost., \, iv, § 52, p

leurs, en Egypte, la prostitution était chose sacrée : les temples avaient leurs hiérodiiles recrutées souvent, comme à Thèbes, parmi les meilleures familles de la ville. C'était une sorte de monopole pour eux, et les prêtres se plaignent parfois de ce que les rois n'exerçant aucune surveillance, les revenus de l'àcppoStGiov passent à d'autres gens^ Les Ptolémées reconnaissaient donc ofïicielleznent le droit des temples à avoir des hiérodules, des « pures » attachées au service du dieu, et ne reconnaissaient que celles-ci ; ils ne pouvaient donc lever d'impôt ni sur elles, qui étaient les esclaves du dieu, ni sur les autres, les insoumises, qu'ils affectaient d'ignorer.

Droits de patente (?); droits pour la place au marché.

Outre cette série de taxes frappant tous les métiers quels qu'ils fussent, les commerçants avaient peut-être encore à payer un droit de patente. En tous cas, les gens qui venaient vendre au marché étaient soumis à certaines taxes; il semble qu'ils aient dû louer la place qu'ils occupaient sur l'agora, mais qu'en revanche cette place leur était réservée^.

Page 1