Wilcken, Ost., I, iv
G. Wilcken, Ost., I, iv, § 25.
H2 LES FINANCES DE l'ÉGTPTE
semblent avoir été rémunérés de la même façon. La taxe Ouèp ypacpeîou * était levée pom" le renouvellement du matériel du scribe, rouleaux de papyrus, calâmes, encre, etc. Les avocats, auvr,yopoi, n'exerçaient pas une profession libre : ils étaient enrégimentés et recevaient un traitement de l'État ; mais ce n'était pas le Trésor qui leur versait leur salaire : on le percevait directement sur les gens qui avaient besoin d'eux, c'est-à-dire les plaideurs. C'était ce qu'on appelait le cuvr^yopixov, et on le percevait en même temps que les droits de greffe^.
Le seul impôt qui semble faire exception à cette règle, du moins en apparence, est le laxpixov, taxe pour l'entretien des médecins : tout le monde le payait, les gens bien portants comme les malades, et tous payaient de même ; cet impôt servait de rétribution au médecin qui ne recevait pas d'honoraires. Pas plus que les avocats, en effet, les médecins n'étaient libres. Chaque année, les villages en choisissaient un qui devenait le médecin titulaire du lieu et recevait un traitement^. Cela explique pourquoi les médecins égyptiens étaient si sévèrement tenus de suivre la coutume^ :
1. Wilcken, Ost., I, iv, § 147. — B. G. U., II, 11 (époque romaine).
2. Wilcken, Ost., I, iv, § 119. — Pap. Lcid., F (d'après correction ^yilcken, Ost., I, p. 302). C'est bien un impôt puisqu'il est affermé.