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sous LES LAGIDES. ^o3
Confiscations.
A côté des amendes, il y avait une autre source de revenus du même genre, le produit des confiscations. Les Ptolémées confisquaient facilement. Les révoltes et troubles sans nombre, qui n'ont pas cessé depuis le ii'' siècle jusqu'à la fin de leur dynastie, ne se terminaient guère sans que le Trésor royal en profitât. Il est vrai (|u'on rendait souvent les biens confisqués ' ; mais il arrivait souvent aussi que, pour faire un exemple, le roi les gardât, ou, du moins, mit les propriétaires dans une situation spéciale, comme, par exemple, les gens de Panopolis, révoltés sous Évergète II, entre l'an 1 1 et l'an 18% étaient encore en l'an 52 du règne de ce prince 3. Après un massacre comme celui de Lycopolis, le Trésor devait confisquer les biens de tous les gens massacrés. Sans même nous occuper de ces cas particuliers, les édits royaux se terminaient souvent par des menaces de confiscation^, et Diodore nous apprend que les sycophantes ne manquaient pas en Egypte^. C'est surtout à Alexandrie que les confiscations durent être fréquentes : les séditions de la ville devaient bien souvent finir par là. Dion
1. Tebt. Pap.^ 5, 6, 10. Ces ordonnances s'appelaient çiXivôpcoTra. Cf. Inscr. Ros., 17-18.