Lumbroso, Reclierclics, p
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Péloponèse leur obéirent souvent. Financièrement, de même que politiquement, ces régions se distinguent nettement en deux groupes : d'une part, il y a de petits États organisés, comme les républiques grecques ou les petites tyrannies cypriotes, phéniciennes, syriennes; de l'autre, il y a des provinces plus ou moins amorphes, Lycie, Pamphilie, Cilicie, sans organisation propre et qui, depuis un temps immémorial, avaient toujours fait partie des grands empires orientaux, souvent disputées et jamais libres.
Selon la constitution du pays, on changeait la manière de lever l'impôt ; on ne pouvait traiter les républiques grecques, dont on proclamait tout haut la liberté, comme les barbares de Carie ou de Lycie ; les premières étaient des alliées à qui les rois Ptolémées faisaient payer leur protection le plus cher possible : elles payaient des tributs, oô^''-'^-', en argent, et en nature, ■/prjij.àTwv xal ctito-j^ A part cela, sans doute, elles étaient libres, comme les petits rois syriens, les rois de Sidon, de Tyr, de Jérusalem, toujours prêts à la révolte, à qui l'on se contentait d'imposer tribut, les laissant libres de lever les impôts à leur guise. « Chacun des nobles achetait le droit de lever les impôts dans sa patrie, et, réunissant le produit, ils le portaient aux rois-. » Le système des 'TTioavoi devait être largement employé : le roi de Sidon et les
1. Teht. Pap.^ 8, 6. Impôts de Lesbos et de Thrace en 202-201.