Josèphe, Antiq. jud., XII
^56 LES FINANCES DE l'kgYI'TE
v/]cricoTai, sans doute la ligue de Rhodes et des Gyclades, offrent une couronne de 1 ,000 statères d'or à Ptolémée Philadelphe vers 281-274*; ce ne devait pas être un fait isolé.
Dans les autres provinces, la chose était plus simple : la Lycie, par exemple, était organisée à l'égyptienne, et nous y retrouvons les monopoles royaux-.
En résumé, l'organisation financière de l'Egypte semble tendre surtout à la restriction des initiatives et des énergies individuelles par l'empiétement de la puissance royale. Commerce, industrie, terre, tout est aux mains du roi, et la position de l'Égyptien eût été intolérable si, de même que dans tous les pays d'Orient, les lois les plus dures n'eussent été très adoucies à l'exécution. Nous avons vu que le roi avait le droit de chasser tout paysan qui ne remettait pas ses impôts en temps voulu ; mais nous n'avons pas d'exemple que la violence ou la force ait été employée contre les paysans. De même, les édits royaux sont pleins d'exemptions ou de remises d'impôts arriérés.
1 . Strack, Sammhing dcr InscJiri ften der Ptolcinàer^ n° .3 [Archiv fur Papyrus forsc/iung, I, i).