‹ Les finances de l'Égypte sous les LagidesChapitre 16 sur 227 · Fay. T. Pap., 11 fit · texte numérisé non relu

Fay. T. Pap., 11 fit

leur apparLenail sous certaines conditions. Suivant son ii-racle, le clérouque recevait un fief, y.X^pcç, plus ou moins g^rand. Il y en a qui atteignent jusqu'à 320 et même 500 aroures^; mais la plupart sont de 100, 80, 70, 50, 30, 20, 10, 7, 5 aroures. De simples \}Ày}\).ZK sont sTUTapoupot, et un •?;y£[j.o)v a reçu 40 aroures.

La loi était que la terre arable, (iTcsptixoç, ne devait pas être distribuée aux clérouques, mais seulement la terre iuculte, j-cAoycv^. En effet, il ne fallait pas que la terre clérouchique se développât aux dépens de la terre royale. Toute terre inculte n'est pas bonne pour être donnée aux clérouques : le xaô^xov u'ïcoXoyov exclut certaines terres, dont le caractère inculte n'était que temporaire. Généralement, les clérouques recevaient de la « terre dure, » /épcoç, ou des « pâturages sans revenus, » vo[xal èy.Tbç [j/crôwaswç. D'ailleurs, la loi était frécjuemnient violée, et, bien souvent, le roi se contentait d'autoriser les clérouques à conserver la terre usurpée moyennant le paiement des revenus d'un an : cette terre s'appelait alors à7:r^Y;jivov e-ouç a è/.çôpiov"'. Quelquefois même ils n'exigeaient aucun paiement^.

Le clérouque louait parfois son /.Xrjpoç h un fermier"* ; ou bien il pouvait le vendre : un décret d'Evergète II réglementait la vente selon qu'elle était faite h des clérouques ou à des propriétaires non clérouques^. D'ailleurs, la position du clérouque n'était guère

1. L'aroure, apoupa. est une mesure de superficie qui vaut 2,282 mètres carrés.

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