J'eht. Pap., 5, 25G, note
socs LES LAGIDES. -175
aussi bien des impôts du clergé que de ceux des Grecs ou des indigènes. La précédente est beaucoup plus simple, et, du reste, c'est bien celle qui existait; seulement, elle souffrait à la pratique une foule d'exceptions, et, dans bien des cas, le fonctionnaire chargé de percevoir les impôts en nature acceptait de l'argent pour une taxe; les impôts étaient répartis en deux groupes, dont l'un devait théoriquement être perçu en nature et l'autre en monnaie, et c'est d'après cette répartition théorique que les fonctionnaires s'en occupaient.
L'administration financière des Lagides subit, pendant les trois siècles de la domination grecque en Egypte, certaines modifications. Cette évolution, que met clairement en lumière la comparaison des papyrus d'époque ancienne. Papyrus de FHnders Pétrie, Papyrus des Revenus, etc., avec ceux de Tebtynis et ceux du Louvre, d'épo(|ue plus moderne, est assez difficile à définir. Elle semble avoir été à peu près pareille à celle de l'administration civile et militaire; ses caractères principaux sont la réunion de pouvoirs de plus en plus considérables aux mains des employés supérieurs en même temps que l'émiettement des pouvoirs des employés intermédiaires. A l'administration par nomes du m" siècle semble avoir succédé au ii" siècle une administration par provinces, en corrélation avec la création des épistratégies militaires. En même temps, la différence entre les employés chargés de la perc(;ption