‹ Les finances de l'Égypte sous les LagidesChapitre 188 sur 227 · Rci'. Pap · texte numérisé non relu

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196 LES FL>'ANCES DE l'ÉgITTE

Le banquier avait un double rôle, il encaissait et il payait; nous n'avons pas à nous occuper ici de la seconde de ces fonctions, qui ressortissait du budget des dépenses et non de celui des recettes. De tous côtés, les sommes se concentraient chez lui, tantôt directement de la part des contribuables, tantôt des fermiers, tantôt des officiers royaux. Il semble bien en effet qu'il ait été permis de lui payer, aussi bien qu'au fermier, le montant des impôts, de certains au moins: il en donnait quittance lui-même et probablement portait la somme au compte de la ferme, à côté des sommes qui lui étaient versées par la voie normale, c'est-à-dire (jui, perçues par le fermier et transmises par celui-ci à l'économe, lui étaient adressées par ce dernier. En outre, c'est lui qui vend certains produits des monopoles, le sel par exemple, et en encaisse le prix, Tt[xrj oCkoç. Quand il ne vend pas lui-même, l'officier chargé de la vente lui apporte les sommes reçues, xux-}] olvo\j, Ttav; t:uzo\j, prix du vin, prix du blé, etc. C'est à lui encore que se paient les amendes^.

La remise de l'argent était accompagnée de précautions et de formalités. Le banquier n'avait le droit de toucher une somme qu'après avoir été avisé par le fermier dans une lettre contresignée de l'antigraphe, xa-à oiaYpaç;r,v 't£.Xcovo'j uo'yjv 'jTroYpaoî'. c- àv":r,po(Oi.'j;~. De même, quand l'éco-

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