‹ Les finances de l'Égypte sous les LagidesChapitre 189 sur 227 · Wilcken, Aktenstiicke, I, iv · texte numérisé non relu

Wilcken, Aktenstiicke, I, iv

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nome remettait une somme d'argent au banquier, l'antigraphe et un autre officier en attestaient l'exactitude. Toutes ces précautions étaient bien illusoires : un papyrus de Leyde nous montre que la même personne pouvait être à la fois antigraphe et banquier ^ Du reste, le banquier était surveillé de très près par deux employés, qui contresignent ses actes importants, le -napcov et l'izaxoXo'jOcov-. Le banquier devait donner à celui qui lui remettait l'argent un reçu, a'jjj-ÇoAGv. Ces reçus, rarement écrits sur papyrus, se faisaient généralement sur des débris de vieilles poteries et constituent ce que nous appelons aujourd'hui des tessères ou des ostraca. Le libellé de ces quittances ne varie guère, il mentionne la date (jour, mois, année du règne, sans nom de roi), le nom de la banque et du titulaire, le nom du payeur, le nom de l'impôt, la somme payée en toutes lettres, puis en chiftres, enfin les signatures du banquier et du contrôleur^. Les trapézites devaient tenir jour

1. Pajj. Leyd., I, ii, 7. — Cf. Wilcken, Ost.^ I, vi, § 3, p. 369, note 2. — Il n'était donc pas interdit aux officiers royaux d'être banquiers, alors qu'on leur défendait d'être fermiers, ce qui est étrange.

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