Wilcken, Ost., l, vi
SOOS LES LAGIDES. 10!)
chaque nome par un officier spécial, le -pà/.Tcop Htvtxwv, dont le rôle était de percevoir toutes les dettes contractées envers l'État. Le fermier, que la chose intéressait au premier chef, devait y avoir part; les lois de Philadelphe lui donnaient trente jours après l'expiration de sa charge pour recouvrer l'arriéré. Le Trpaxxtop Ecvixojv ne devait percevoir que les sommes que le fermier n'avait pu recouvrer pendant ces trente jours et qui appartenaietît à l'État. Il n'est pas probable qu'il s'occupât de l'arriéré des impôts en nature, dont la perception était toute différente.
Les impôts ex nature.
Au banquier ou trapézite des impôts en argent répondait, pour les impôts en nature, une série de receveurs des contributions en nature, crtToXo- ^ot, oivo^oyo'., etc., placés sous la dépendance de l'économe. Nous ne connaissons guère que les sitologues qui encaissent les impôts payés en grains, et ils jouent un rôle si particulier et important que nous ne pouvons en aucune façon juger des autres d'après eux.
Le sitologue, 6 atToXo^o;;.
Il y a dans la métropole de chaque nome un sitologue en chef soumis directement à l'économe et de qui dépendent tous les sitologues du nome ; il correspond exactement au TpaTreuiV/iç de la métropole et a des agents dans tous les villages. La principale l'onction des sitologues est de rece-
voir les impôts en nature. Les sitologiies ne reçoivent pas seulement du grain, clioç (les Égyptiens rangeaient dans cette catégorie le froment, Tiïj^oç, l'orge, y,^i(ir^, la dourah, oXupa, et les lentilles, cpay.oç), mais encore toute espèce de contribution sèche en nature, ricin, xodxwv, carthame, xvYJxoç, même de la paille, à'/l»pov^ D'après Wilcken"^, ils ne se contentaient pas de recevoir l'impôt, ils faisaient des prêts, oàvcta, de même que les trapézites prêtaient de l'argent ; mais le mot oàv£ia désigne liabituellement les prêts sans intérêts consentis par le roi pour les semailles. Il est certain cependant qu'ils prêtaient du blé"'', mais moins qu'on pourrait le croire; ce n'était pas pour eux comme pour les banquiers un monopole, et ils avaient à lutter contre une très rude concurrence privée.
Le sitologue ne peut recevoir et prêter qu'après de nombreuses formalités. Il a auprès de lui des contrôleurs, àvTiYpa'^sl;^, qui contresignent tous ses reçus. A toute personne qui lui apporte du grain, il donne une quittance, rédigée à peu près comme celle du banquier, signée de lui et de ses àvTiYpaçEtç^. De même, il exige un reçu de ceux
1. Wilcken, Ost., I, iv, § 21; II, n^^ 705, 707, 715, 738, 744, 761, 765, 810, 854, 865, 866, 914, 1513, 1514 (x/;jpixbv tIXoç ou simplement ày;jpov).