S LES FINANCES DE L EGYPTE
par jour un livre de leurs recettes et de leurs dépenses. Ces livres s'appelaient £!i)V][j.£piO£(;* et se divisaient sans doute en Xr,[ji.uiaTa (recettes) et àvaX(0[jLaTor (dépenses). II y était enregistré chaque jour toutes les quittances reçues ou délivrées. A la fin du mois, ils rendaient leurs comptes, probablement à l'éclogiste : c'était ce qu'on appelait les comptes mensuels, xà [XTjviaïa-.
Une dernière face du rôle des ^oLiCki-Aol TpaTis- ^txat est leur rôle de banquier au sens moderne du mot. Il est certain qu'ils faisaient le prêt à intérêt, tant au nom de l'État qu'en leur propre nom, avec l'argent des impôts; et, ce qui est très étrange à nos yeux, c'est que l'État le permettait. Il est vrai que le banquier était responsable et que le roi était toujours sûr de trouver dans ses biens et ceux de ses cautions une compensation aux pertes possibles. Du reste, la disparition des banques privées, monopolisées par les deux premiers Ptolémées et interdites depuis, rendit cela nécessaire. 11 est probable (ju'ils en usaient largement, car c'est seulement par les spéculations qu'ils pouvaient faire quelques bénéfices, puisque tout l'argent qui leur passait par les mains était l'argent des impôts.
Les arriérés d'impôts.
Les arriérés d'impôts étaient recouvrés dans