Tebt. Paj
SODS LES LAGIDES. 223
çonnés, et non sans raison, d'avoir reçu de l'argent du candidat. L'officier noninié, le diécète ou celui qui l'avait choisi prévenait immédiatement tous les autres officiers, tant ses supérieurs que ses égaux ou ses inférieurs dans le nome ; le scribe royal lui faisait donner par son supérieur la terre dont les revenus devaient lui servir de traitement, et ce dernier lui remettait en même temps les papiers de son office, zh. irf, /osiaç Ypà(jL[ji.aTa. A partir de ce moment, il entrait en fonctions.
Tous les emplois financiers avaient pour but la perception ou son contrôle. On peut résumer le tout ainsi : les fermiers et les sitologues percevaient l'impôt sous la surveillance du cômarque; le scribe du village enregistrait et contrôlait le tout; l'épimélète en passant contrôlait les livres de ce dernier. Ainsi que nous l'avons vu tout à l'heure, le contrôle de l'épimélète n'était pas très efficace ; il en était de même à tous les degrés de la hiérarchie : tous les fonctionnaires égyptiens, du plus grand au plus petit, volaient le trésor à qui mieux mieux. Les diécètes devaient se tailler une belle part dans les revenus du royaume. Polybe nous a conservé l'histoire de ce Tlépomène « (jui en usait avec les revenus royaux non comme « un intendant, mais comme un héritier ^ », dilapidant les richesses du trésor pour satisfaire ses