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Polyb., XVI, 22, G

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fantaisies. Que ce Tlépomène ait été une exception, le tait même que son histoire est racontée par Polybe suffit à le prouver : il avait dépassé la mesure; mais les autres diécètes, même ceux que les papyrus nous montrent s'occuper le plus honnêtement des devoirs de leur charge, ne devaient pas se faire faute de puiser dans le trésor royal. Et au-dessous d'eux chacun, suivant son rang et sa situation, devait agir de même. Mais il faut faire une remarque : le plus souvent ils ne puisaient pas dans les caisses publiques; il était moins dangereux de pressurer un peu la population. Il s'était établi un usage, sévèrement interdit par les rois\ mais qui n'en resta pas moins en vigueur jusqu'à l'époque romaine et peut-être au delà : c'était celui de prendre pour patron un magistrat. Dans l'Egypte, comme dans tout le monde antique, sévissaient la délation et la sycophantie; pour s'en mettre à l'abri, les personnages riches, les corporations, et même bien des gens d'humble condition, achetaient la protection d'un magistrat, dont ils entretenaient la bienveillance par des redevances annuelles et des dons de toute espèce. Le fait d'être le client d'un magistrat, 6 Ouo GXETîrjV-, avait d'assez grands avantages : on participait à toute l'influence et au crédit de son patron, on bénéficiait de ses relations, et cela pou-

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