‹ Les finances de l'Égypte sous les LagidesChapitre 25 sur 227 · Pap. Hiérat. Tur., LXVllI-LXIX, XCVIII-CI, CLV-CLVII · texte numérisé non relu

Pap. Hiérat. Tur., LXVllI-LXIX, XCVIII-CI, CLV-CLVII

3. Maspero, Études de mythologie et d'archéologie égyptiennes, i. IV, p. 423. Les Fouilles de Pétrie au l'ayoum.

30 INTUODUCTIOÎV.

la variété infinie des comptes en nature, il n'y en a plus eu que deux sortes, en blé ou en monnaie : ce sont les deux seules manières de compter les recettes sous les Lagides. Tous les paiements en nature ont été en effet remplacés par des paiements en argent, sauf les impôts sur les grains, et ceux-là même ont été très simplifiés par l'évaluation de tous les grains en artabes de blé.

Uartahe.

L'artabe, àp-aêr;, était une ancienne mesure de capacité perse valant 51 chœnices attiques' (environ 55 litres); l'artabe égyptienne valait les 2/3 de l'artabe perse, soit 34 chœnices (36 l. 45)^. A l'époque grecque, sa valeur légale fut de 40 chœnices pour les grains et de 30 chœnices pour les fruits destinés à la fabrication de l'huile^; mais il s'en faut bien que cette valeur ait été couramment adoptée par toute l'Egypte. Ptolémée Philadelphe avait, du reste, reconnu que toute mesure locale sei'ail légale h condition que la capacité en fût vérifiée et scellée par les officiers royaux^. Nous connaissons aujourd'hui'^ pour l'époque grecque douze espèces d'artabes, qui n'ont aucun rapport les unes avec les autres. Pour s'y reconnaître, on les évaluait avec une mesure fixe, le yoX-i\.^, mesure attique inusitée en Egypte et adoptée une fois pour toutes. On trouve ainsi le tableau suivant :

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