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paysans cultivant en location la terre du roi, pouvaient jouir d'une certaine aTéXsia, exemption d'impôts. Ainsi, une ordonnance d'Evergète II accorde l'exemption de rà7CO[j.oTpa, impôt très lourd sur les vignobles, pendant cinq années à ceux qui ont planté des vignes nouvelles entre la 53" et la 57'' année de son règne ^. lîien souvent, le dégrèvement venait après coup, dans un de ces décrets, dits 9tXàv0pii)::a : les impôts n'ayant pu être perçus pendant une ou plusieurs années par suite de troubles, le roi, la tranquillité une fois rétablie, remettait d'un seul coup tout l'arriéré.
Il y avait donc de nombreux privilèges en Egypte, et, cependant, l'on ne peut dire qu'il y avait eu des privilégiés. Si l'on excepte les favoris de cour, pour qui, sans doute, on stipulait des droits spéciaux, les privilèges étaient toujours compensés par ailleurs, et nous verrons que les prêtres, par exemple, s'ils étaient exemptés de certaines taxes, en revanche, en avaient à payer de particulières.
En résumé, on peut dire que l'organisation finan^ cière de l'Egypte grecque n'est pas autre chose que le développement de ce qui existait déjà aux temps pharaoniques. L'œuvre capitale des Ptolémées a été la vulgarisation de la monnaie; pour y réussir, ils durent, nous l'avons vu, faire de bien larges concessions aux habitudes indigènes. Leurs monnaies de cuivre, lourdes et incommodes, ne se comprennent qu'employées en poids, comme l'ont fait les Egyptiens durant tout ce temps et longtemps encore sous les Romains; ils n'avaient pu s'habituer à la monnaie