I. Ps.-Arist., Œronnm., Il, 1-3, 1345 />-13iGa
'2. l'ap. Herzofj. Rainer {Fiilircr durcli AufslclUnuj), n" 9031, où il est |iay(' pour le clinjsftrfjijrc, impôt sur les nicliors, 1 soli- (lus el (rois arlabcs de blé. Cf. C. f. G., iv 4957 [Ldil de Tihère Alexandre), lignes "20, 47 (aimée 07 ap. J.-C).
avait d'abord les revenus du roi, lovers du Domaine et receltes des monopoles; à côté de ce premier groupe, on trouve toute une série d'impôts directs, sur la terre, sur les personnes, sur les métiers, sur les professions; les impôts indirects n'étaient pas moins nombreux, la douane, les octrois et les droits de transport y occupent le premier rang; les droits sur les ventes, les louages, les contrats, les successions avaient aussi leur importance. Enfin, certains impôts |>arliculiers servaient aux besoins locaux. Mais ces impôts étaient-ils également payés par toutes les classes de la société, ou bien y avait-il des privilèges?
Il faut d'abord noter que le passage qui précède ne s'applique pas aux communautés grecques, Alexandrie, Ptolémaïs, Naucratis, Hellénomemphis, et probablement d'autres encore; elles jouissaient d'une organisation spéciale, à la grecque, s administraient elles-mêmes, élisaient elles-mêmes un sénat, ^oùXr,, et des stratèges, en un mot constituaient de véritables petites républiques vassales du roi d'Egypte; elles n'étaient pas moins libres en ce qui concernait les finances, elles itéraient elles-mêmes les leurs et ne parlicipaient aux finances générales que par des conirlbu lions spéciales cjui leur étaient imposées, et par des îTiçxvc et autres dons gracieux plus ou moins volontaires. Pourle reste de l'Egypte, en principe, il n'aurait pas dû V avoir de privilèges, tous étant également esclaves du roi ; mais, en réalité, il y en avait de toutes sortes. D'abord, tous les propriétaires de 7?, iv àçéast, quels qu'ils fussent, jouissaient d'un premier privilège : ils ne payaient pas le loyer de la terre qu'ils possé-
(laient et étaient astreints seulemcnl à l'impôt foncier. Parmi eux, les prêtres semblent avoir joui de privilégies appréciables; ils avaient su se faire dégrever de bien des redevances, comme le montrent les ordonnances royales de l'époque, sans compter que certains impôts étaient levés à leur profit. Les seigneurs féodaux devaient être dans la môme situation, ou à peu près. La cour hellénique affectait de ne pas les connaître et d'ignorer leur position ; mais, en fait, il est impossible (ju'elle ne l'ait pas très bien comprise et n'ait pas taché d'en profiter. On essaya de les attirer h la cour par des places et des titres brillants : un « prince » d'Héracléopolis fut « intendant de la maison de la reine Arsinoé » sous Ptolémée Philadelphe'. Même les princes des anciennes familles royales ne furent pas proscrits, et un petit-neveu de Nectanebo, le dernier Pharaon, servit comme général dans l'armée du même roi'-. Comme, d'une part, ces seigneurs étaient le plus souvent les chefs du sacerdoce du nome, et que, de l'autre, les rois grecs créaient aussi des fiefs pour leurs favoris {"{Ti èv cwpéa), il dut être assez facile de les ranger dans une des classes privilégiées de l'Eg^^pte, sans pourtant reconnaître leurs prétentions.
C'étaient là des privilèges h peu près constants, privilèges de classe, parfois diminués, parfois accrus, selon le bon plaisir du prince. A côté de cela, on trouve que, dans certains cas, les laboureurs royaux,
1. Sethe, Hieroglyphische Urkunden der griechisch-romischen Zeit, série 1, cahier II, n» 14, p. 55. — Le traducteur allemand l'appelle Harems Vorsleher Un Diensie der Konigin.