‹ Les finances de l'Égypte sous les LagidesChapitre 39 sur 227 · I. — ^l-:l•/.■r^ aiGÔwcrii · texte numérisé non relu

I. — ^l-:l•/.■r^ aiGÔwcrii

Les revenus du domaine, [3a(nAixr| yr,, formaient ce ((u'on appelait le loyer en blé, r^ (n-txr, [j.icjO(0!7t;. Ils portaient ce nom parce que, perçus en nature, ils s'évaluaient officiellement en artabes de blé.

Les domaines de la Couronne comprenaient à eux seuls près de la moitié de l'Égvpte. A Kerkeosiris, petit village du nome Arsinoïte, qui nous est bien connu par les papyrus de Tebtynis, sur 4,700 aroures de supei'fîcie totale, la [îla'jcXtxr, 7?, en comptait 2,427 1 9 32i, et ce ne doit pas être un fait isolé. Toute cette immense étendue de terre payait-elle un loyer? Nous avons vu ci-dessus comment les scribes indigènes divisaient la terre royale; on peut plus simplement et plus exactement distinguer, outre la terre fertile, Y'?i «^T^opi- [J.OZ, ou encore yr, £v àpsx?,, des terres incultes, OiroXoyov, et des villages, xcoijiat. Exigeait-on un loyer de toutes ces catégories de terres?

Pour ce qui est des terres cultivées, il n'y a pas de doute ; toute terre en culture paie un loyer. Quand un bail a pris fin et qu'un locataire s'en

1. Tebt. Pap., App. I, § 4; 60, 45; 61 «, 158; 72, 225, 339, etc.

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va, les fonctionnaires responsables des revenus ont vite fait de lui trouver un remplaçant. Pour les terres incultes, presque aussi nombreuses en certaines régions que les terres cultivées', on a fait une distinction; le désert naturellement ne se loue pas et ne paie pas de loyer, non plus c|ue toutes les terres qu'il est impossible, pour quelque raison, de cultiver : c'est ce qu'on appelle ib ùr.o- }.OYOv E/.TOÇ [jLtaOcoGEcoq-; nous avons vu plus haut en quoi il consistait. Mais la terre restée inculte par la pénurie des paysans, y; YjG-noprjX'jta oC à[jL£- Aiav TÔJv -j'Ecop^côv xai tg-j yMuApyoïj^, restait louée et payait le loyer comme si elle était cultivée. Enfin, il semble que l'on n'exigeait aucun loyer des terres habitées, xwuiai crùv r^î.^icTaatt, car la superficie des villages est déduite de la somme des terres portant des revenus'^ Ainsi, près de la moitié de la terre royale était absolument improductive. Pour le reste, une assez grande partie n'était plus cultivée tout en continuant à payer le loyer. La terre de ce genre, i>r.6Xo-^(ov iv ijdo()M(Jii, était considérée par le fisc comme terre cultivée, et il en exigeait le loyer avec autant de régularité, mais il arrivait souvent que le paysan prouvait ([ue pour ([uelque raison cette terre n'était plus culti-

1. A Kerkeosiris, à la fin du ii* siècle, on cuUivait entre 1,122 et 1,139 aroures sur 2,427.

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