Horat., Od., I
rentretien et la nourriture de leurs troupeaux^.
Mais la culture de beaucoup la plus répandue était celle du blé, izitpoç : dans certaines provinces, la moitié des terres en était semée, et, sur le reste, l'orge, xpiOr^, la dourah (?), oXopa*^, les lentilles, '^axoç^, que les Égyptiens réunissaient avec le blé sous le nom générique de ctîtoç, se disputaient la place*. Cependant, la rotation des cultures jouait un grand rôle dans l'exploitation de la terre, nous la voyons exigée sous de sérieuses garanties par le propriétaire dans les contrats de location qui nous restent^; les contrats passés pour la location de la terre royale devaient contenir des prescriptions du même genre '^.
Ceci nous amène à considérer si le paysan égyptien semait ce qu'il voulait ou si, au contraire, on lui imposait chaciue année la culture d'une plante déterminée^. Remarquons d'abord,
1. \Yilcken, Ost., l, iv, § 40; II, n°^ 44, 324, 1510, 1540, 1620.
2. L'identification de la dourah avec l'ôX'Jca est encore très discutée : la dourah est une espèce de maïs, et on lui attrihue parfois aussi une origine américaine.
3. Les lentilles çay.cç, très prisées des Egy2:)tiens, avaient pour eux la même valeur marchande que le blé et étaient considérées aussi comme cTtoç. Voy. Tebt. Pap., App. I, § 4.