Tebt. Pap
6. Tebt. Pap., 5, 102, note, p. 53; 66, 60 et la note, 58-62.
7. Wilcken, Papyrusiirkundcn, dans Arcli. fur Papiirusf., I, p. 166.
SODS LES LAGIDES. 55
les éditeurs des papyrus de Tebtynis^ l'ont démontré, que la (juestion ne se pose qu'au sujet de la terre royale; en ce qui concerne les autres terres, la liberté semble absolue, sauf pour la culture des plantes oléagineuses, réduite à un certain nombre d'aroures fixé par décret royal tous les ans dans chaque nome. Mais, pour la terre royale, le nombre d'aroures (|ui devaient chaque année être ensemencées de chaque espèce de plantes était exactement désigné '. Le cômarque, administrateur de la terre royale du village, s'entendait avec les TipEa^'uTEpoi, « anciens » du village, pour déterminer les cultures à faire : le cômarque représentait les intérêts du roi, les -iipEaê'jTîpo'- ceux des paysans. On devait tenir compte de la rotation des cultures, seul moyen de ne pas épuiser la terre dans un pays qui n'emploie presque aucun engrais. Quand le cômarque et le conseil des anciens s'étaient mis d'accord, il y avait encore à s'entendre avec le scribe du village, chargé de veiller à ce que les impôts ne fussent pas inférieurs, soit au chiffre de l'année précédente, soit plutôt à un certain chiffre qui lui était donné cha(|ue année par les officiers supérieurs du nome"^. Il donnait