Petr. Pap., Il, 10. — Tcht. Pap., 5, 171, note
Nous savons que la ^clgCKv/A '/;/]vo6o(7xoi, éleveurs d'oies royaux, étaient seuls autorisés à cet élevage, dont ils devaient probablement acheter le droit, ainsi qu'il se faisait pour les autres monopoles. Ils avaient de plus la garde du yr^voT^o- (paov, « basse-cour pour les oies, » qui devait plutôt ressembler h nos faisanderies qu'à nos basses-cours. Le prix relativement assez élevé de la chair d'oie^, '/;/|V£a xpÉa, laisse supposer que ce prix était fixé par décret royal, comme celui de l'huile ou de la myrrhe. Les yrjvoêoaxoi (appelés aussi '/r,vûTpG(poi) étaient astreints à certaines obligations; il est probable qu'ils devaient fournir un certain nombre d'oies à la table royale, comme les fabricants d'o^ovia devaient fournir à la cour un certain nombre de vêtements; en tous cas, ils devaient fournir des contributions assez lourdes aux fonctionnaires de passage dans le nome, et ils s'en plaignaient vivement; le seul papyrus qui nous ait conservé quelques détails sur eux est une plainte de ce genre*.
2° Monopoles industriels.
Bien plus importants et bien plus lucratifs étaient les monopoles industriels : le roi s'était réservé comme propriété personnelle toutes les
1. Pap. Par., 52, 14(2,000 dr. cuivre); 44, 9 (3,000 dr.). — Cf. Lumbroso, Recherches sur V économie politique de r Egypte sous les Lagidcs, I, § 2, p. 10.