Petr. Pap., II
sous LES LAGIDES. 63
industries, et il les exploitait très habilement sans s'astreindre à une uniformité absolue. Aussi peut-on dire ({u'aucun monopole n'est semblable à un autre, et il faudrait presque créer une catégorie à part pour chacun d'eux. On peut cependant les répartir en trois groupes, d'après la nature des objets qui forment le fonds de l'exploitation :
1° Monopole d'objets manufacturés (huile, vin, étoffes, poissons secs, miel).
2° Monopole de produits naturels (sel, nitre).
3° Monopole d'objets étrangers (bois, pourpre, myrrhe) .
Les monopoles du premier groupe se divisent eux-mêmes en plusieurs catégories, suivant que le roi fabri(|ue lui-même les produits qu'il vend ensuite, ou bien achète les produits tout fabriqués pour les revendre au détail, ou enfin ne fabrique ni ne vend lui-même les produits, mais se contente de lever un droit sur la quantité fabriquée.
Première catégorie : monopole absolu.
Le principe fondamental des monopoles de ce groupe est que le roi achète toutes les matières premières sans exception, fabrique ensuite, et, enfin, vend lui-même les produits fabriqués. C'est le monopole absolu en théorie et en pratique : le roi seul a le droit de fabriquer et de vendre, et il ne délègue ses droits à personne d'autre qu'à ses agents, les fermiers d'impol. Ce gi'oupe com-
prend les deux monopoles de l'huile et des étoffes iines, Y) k'koLiv.-f] ou sÀaïpà et y) oOovr/]pà. Peut-être faut-il y ajouter le monopole du miel.