Rev. Pap., 39, C
fifi LES FINANCES DE L EGYPTE
CCS deux dernières espèces d'huile étaient peu estimées ; la dernière semble même n'avoir servi qu'à l'éclairage^. On a constaté- que le Papyrus des Revenus ignore l'huile d'olive; cependant, l'olivier, d(''jà connu, mais peu estimé des anciens Egyptiens, devait prendre une grande extension sous la domination grecque, surtout au Fayoum. On a supposé que le roi avait monopolisé toutes les espèces d'huile, sauf celle d'olive : c'est bien invraisemblable; la vérité est que nous ignorons le motif de cette exclusion. Peut-être vient-elle seulement du peu d'importance de l'huile d'olive de provenance égyptienne, à l'époque de Ptolémée Philadelphe.
Réglementation de la quantité de plantes oléagineuses à semer dans chaque nome.
Les rois, qui fabri(|uaient toute l'huile du royaume, avaient réglementé l'ensemencement des plantes oléagineuses. Ptolémée Philadelphe avait fixé le nombre d'aroures qu'on pouvait cultiver chaque année dans chaque nome en plantes oléagineuses de chaque espèce^ : ainsi, dans le nome Saïte, y compris Naucratis^, on devait ensemencer 10,000 aroures en sésame, 11,433 2/3 aroures en croton ; en revanche, dans le nome