Tebt. Pap., 5, 141-147, note
9. Inscr. Ros., 17-18, 29. — Tebt. Pap., 5, 64. Dans les deux cas, Epiphane et Evergète II remettent l'arriéré de cet impôt.
78 T-ES FINAÎVCES DE l'e'gYPTE
nufacturcs royales. C'est donc, en faveur du clergé, un privilège du même genre que celui de l'huile. Nous savons que les prêtres devaient tabriquer eux-mêmes les vêtements des dieux. Les Ptolémées, comme dieux principaux, s'en réservaient naturellement le plus grand nombre, et les temples leur devaient un impôt d'un nombre fixe d'o6ovta ou leur valeur^. Les temples devaient l'aire les étoiles les plus fines, ces (^ug-cgi, si recherchées dans toute l'antiquité grecque et romaine. Les manufactures royales, au contraire, devaient faire tout ce qui était de moins grand prix.
Le roi prélevait sur les dOovta fabriqués dans les temples une certaine quantité en nature-. Le reste servait à la consommation des dieux et des prêtres ou était vendu à leur profit. Pour ce qui ne venait pas des temples, il est probable que l'on procédait comme pour l'huile, par une vente aux enchères avec une mise à prix fixée par décret'^; mais l'état de mutilation du papyrus ne nous permet de connaître aucun détail.
Monopole d'exportation.
Enfin au roi appartenait le privilège de l'exportation : tout chargement d'ôGovta pris à Alexandrie, Sébennytos, Péluse ou toute autre ville maritime était saisi.