Wilcken, Ost., I, iv, § 166, p
2. Pap. Par., 67 (ii), 10. — Ce papyrus soulève un certain nombre de difficultés de différente nature. — D'abord, de quel village s agit-il ? Le nom n'est pas mentionné, et, comme les papyrus du Louvre n'ont pas été trouvés directement sur place, mais achetés aux indigènes, il est impossible de savoir ce nom. Du moins, la petitesse des sommes mentionnées porte à ci'oire qu'il s'agit d'un petit village et que ce sont les comptes d'un 7M'^.o^{pa\j.\j.xTtùq. Des chiffres de la l""^ colonne, que le texte n'explique pas (environ 2,000 talents de cuivre), il n'y a rien à tirer; mais eux aussi sont très peu élevés. La 2^ colonne nous donne une liste de huit impôts ou plutôt des recettes de huit fermes; la dernière ligne est presque entièrement effacée. Le total des sommes encaissées est donné en tête de la 2^ colonne, lignes 6-7 : « cuivre dont le change : talents 60; (cuivre) isonome : talents 61 dr. 3,103 » ce qui fait 127 talents 3,103 dr. En additionnant les chiffres des divers impôts, on trouve :
46 tal. 3,100 dr. + 1 tal. 4,000 dr. + 13 tal. 5,000 dr. + 3,581 dr. + 43 tal. 5,923 dr. + 10 tal. 5,980 dr. + 3,600 dr. = 118 tal. 1,184 dr.
Les 10 talents qui manquent doivent représenter la recette de la huitième ferme, dont le nom est perdu. Un village dont les revenus n'atteignent pas un chiffre plus
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Ce que pouvait rapporter la ^'JTr,ç-à est impossible à calculer; les sommes, pourtant, devaient être assez considérables, car dans un villasre inconnu, mais, à ce qu'il semble, de maigre importance, les recettes de cette ferme étaient presque le tiers des recettes totales ^
élevé ne devait guère être qu'une yM[j:r, des moins importantes. — En second lieu, en combien de temps ces sommes avaient-elles été recueillies? Est-ce le compte annuel ou mensuel d'un scribe, ou une page des izr,ij.tpiotq d'un banquier? Cette dernière hypothèse n'est pas possible : il n'y a aucun rapport entre ce papyrus et les fragments des livres des banquiers de Thèbes publiés par Wilcken. Il faut donc voir là les comptes d'un scribe de village. Mais ce pourrait être un fragment d'une sorte de relevé journalier des revenus; ceci encore est peu probable, car la î^'jxr^pi, une des fermes citées là, se payait par mois et non par jour; à moins que ce ne soit précisément la feuille du jour où l'on payait la DjTr^pi, il faut donc que ce soit un rapport mensuel. Quant au l'apport annuel, la petitesse des sommes énoncées permet de l'écarter. Dans ce cas, on pourrait considérer les chiffres de la 1''^ colonne comme les chiffres des sommes recueillies dans le courant de l'année jusque-là. En effet, en additionnant ces chiffres on trouve :
778 tal. 5,460 dr. + 209 tal. 3,928 dr. + 900 tal. 3,000 dr. = 1,889 tal. 388 dr. de cuivre.
D'autre part, en multipliant par 12 le total de la 2^ colonne, nous trouvons 1,530 tal.; on peut en conclure que le papyrus est du dernier mois de l'année et que la recette de ce mois avait été un peu moindre que la moyenne. On peut remarquer que la vj-r;sâ à elle seule fait le tiers du total (46 talents sur 127 en tout).
1. Le fait que la maison Pasion et Sentheus payait 5 talents de cuivre par mois [Gr. Pap., II, 39) ne prouve
88 LES FINANCES DE l'ÉG\TTE
3" Monopoles de produits naturels.